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Les psys montent au front contre un système «féodal»

Les psychologues doivent être attachés à un psychiatre pour être remboursés par l’assurance de base. Une tutelle difficile à supporter.

Chaque jour, sept à huit patients défilent dans le cabinet de Maria Müller*. Parfois suicidaires, parfois dépressifs, souvent fragiles. Cette psychologue-psychothérapeute, installée dans le canton de Zurich, est épuisée.

En principe, les associations professionnelles conseillent de se limiter à cinq ou six séances d’une heure par jour, pour avoir le temps de les préparer correctement. Mais comme beaucoup de psychologues, Maria Müller* est employée par un psychiatre. Et celui-ci lui met une pression énorme pour encaisser et facturer un maximum de consultations aux assurances.

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