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Campagne basée sur les regrets sexuels des Suisses

L'an dernier, 575 diagnostics de contamination par le virus du sida ont été annoncés en Suisse, soit un recul de 8% par rapport à 2012. L'Office fédéral de la santé publique lance une nouvelle campagne de prévention.

Au moins une personne sur trois regrette quelque chose de sa vie sexuelle passée. La nouvelle campagne contre le VIH et autres maladies sexuellement transmissibles exploite ce sujet sous la devise «LOVE LIFE - ne regrette rien». En 2013, 575 diagnostics de contamination par le virus du sida ont été annoncés en Suisse.

C'est 8% de moins que l'année précédente. L'augmentation surprenante du nombre de cas de contamination par le VIH en 2012 n'était donc pas un retournement de tendance, se sont réjouis les responsables de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) lundi 12 mai lors d'une conférence de presse.

La diminution est liée surtout au recul de cas de contamination parmi les homosexuels. Le nombre de déclarations touchant les autres groupes de la population ne s'est que très peu modifié. Les jeunes sont peu touchés, les principales victimes du VIH étant des personnes entre 35 et 41 ans.

Autres infections en hausse

Le but des campagnes de prévention est encore loin d'être atteint, puisqu'il s'agit de parvenir à un plafond de 350 cas par an d'ici 2017, a constaté le directeur de l'OFSP Pascal Strupler. L'alerte est loin d'être levée également pour d'autres maladies sexuellement transmissibles.

Ainsi, 1609 cas de gonorrhée ont été annoncés, en progression de 7% par rapport à 2012, a précisé Roger Staub, de l'OFSP. Outre la propagation rapide de cette infection, la thérapie pour la combattre préoccupe de plus en plus. Un nombre croissant d'agents pathogènes résistent aux thérapies antibiotiques courantes.

Une nette croissance des cas de chlamydiose, frappant surtout les jeunes femmes, s'est confirmée. En 2013, 8528 contaminations par cette maladie pouvant causer une stérilité ont été constatées. Pour ce qui est de la syphilis, l'OFSP parle de ralentissement à un niveau élevé, avec 538 déclarations.

Des remords

Pour réduire le nombre de personnes infectées, l'Office de la santé publique lance une nouvelle campagne fondée sur une étude des mœurs. D'après une enquête américaine, les plus grands sentiments de remords sont liés à des décisions d'ordre sexuel, a signalé Regula Fecker de l'agence de communication responsable de la campagne.

En Suisse aussi, un sondage auprès de 1000 personnes montre que plus d'une sur trois a des regrets concernant sa vie sexuelle. Il s'agit par exemple d'une relation avec le mauvais partenaire (18%), de relations non protégées (18%) ou sous l'emprise de l'alcool ou de drogues (6%). Une personne sur dix a reconnu avoir eu des relations sexuelles non protégées avec un partenaire dont elle ignorait le statut VIH au cours des douze derniers mois.

La nouvelle campagne LOVE LIFE veut propager un mode de vie axé sur le plaisir et la responsabilité, avec des messages tels: «J'aime ma vie. J'en prends soin», «J'aime mon corps. Je le protège» et «Je ne regrette rien. J'y veille».

Un casting de photo

Le but est de pousser la population active sexuellement - près de 90% des personnes âgées de 18 à 60 ans - à devenir acteurs et vecteurs du message. Ainsi, le site Internet lovelife.ch permet de poser sa candidature pour un casting visant à trouver des protagonistes pour la campagne d'affichage, qui seront photographiés dans des situations «mêlant sensualité et authenticité».

L'OFSP mise sur la participation sociale dans la prévention. L'objectif est que tous assument une responsabilité pour eux-mêmes et se protègent activement afin de ne rien regretter, a relevé Roger Staub. Les affiches présentant les protagonistes sélectionnés seront publiées dès juillet.

(ats/Christine Talos)

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