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«Ce projet est une insulte à la mémoire de mon père»

Vera Weber, présidente de Sauver Lavaux et fille de Franz Weber, dénonce les constructions prévues sur un ancien site viticole à Treytorrens.

Vera Weber estime que le risque de «défiguration» du site reconnu exceptionnel, inscrit par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité, est bien réel.
Vera Weber estime que le risque de «défiguration» du site reconnu exceptionnel, inscrit par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité, est bien réel.
VANESSA CARDOSO

«Il s’agit d’une attaque directe, d’un acte de défiguration volontaire contre un site symbolique, un lieu emblématique notamment chanté par le poète et écrivain C.-F. Ramuz.» L’Association Sauver Lavaux, créée par Franz Weber, a décidé de ne pas prendre de gants. Dans un communiqué commun avec Helvetia Nostra, sa présidente, Vera Weber, dénonce un projet immobilier du groupe Orllati Real Estate à Treytorrens.

Le projet comprend des logements haut de gamme, un hôtel, un restaurant et des commerces. Le groupe de Bioley-Orjullaz souhaite l’implanter sur une surface totale de 3966 m2, dont 1394 m2 de vignes et 665 m2 de jardins. La parcelle, au cœur de Lavaux, appartenait à Jean et Pierre Testuz. Seule la maison historique de la famille Testuz, construite vers 1860, restera debout. Les bâtiments qui lui ont été adjoints au fil du temps jusqu’en 1980 seront démolis et remplacés par des constructions nouvelles.

Pour Sauver Lavaux, le projet constitue «une aberration par rapport à la tradition vigneronne et une véritable brèche dans la protection de Lavaux». Elle estime que le risque de «défiguration» du site reconnu exceptionnel, inscrit par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité, est bien réel. «Un tel projet constitue non seulement une insulte à la mémoire de mon père, Franz Weber, mais bafoue surtout la volonté de protection de Lavaux», réagit pour sa part Vera Weber, vice-présidente de Sauver Lavaux. L’Association ira jusqu’au Tribunal fédéral s’il le faut.

Contactée en vain ce mercredi, la responsable de la communication du groupe Orllati assurait dans nos colonnes, alors que la mise à l’enquête du projet touchait à sa fin l’été dernier, que le dossier comprenait différentes surfaces dévolues «à valoriser le patrimoine de Lavaux», notamment en lien avec l’activité viticole. Véronique Chaignat ajoutait que le groupe Orllati s’était adjoint les services d’un bureau d’architecture local «pour bénéficier de sa connaissance historique et patrimoniale du site, ainsi que de sa connaissance du contexte plus général propre à Lavaux.»

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