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Le printemps humide a redonné du sens aux traitements

Responsable à Prométerre, Athos Jaquiéry défend l’utilisation raisonnée des produits phytosanitaires.

Dans le monde agricole aussi, une image vaut souvent mieux qu’un long discours. A gauche, un champ de blé doré attend la moissonneuse. A droite, un champ de seigle couché pourrit au soleil. Il a été ravagé par le piétin, un champignon qui s’attaque au pied des plantes. La différence entre les deux? Le premier a été traité. «En Suisse, on n’utilise pas les produits phytosanitaires pour le plaisir d’enrichir l’industrie chimique, rappelle Athos Jaquiéry. On les utilise avec modération, sous contrôle et, surtout, parce qu’ils sont utiles.»

Agriculteur à Démoret et responsable grandes cultures à Prométerre(l’Association vaudoise de promotion des métiers de la terre), ce spécialiste tient à remettre l’église de l’agriculture au milieu du village des cultures bio et autres débats sur l’interdiction du glyphosate. «Le printemps très humide nous a causé beaucoup d’attaques de champignons. Sans traitements, la production de certains champs de céréales aurait chuté et ce qui reste aurait été de mauvaise qualité.» Selon ses observations, dans le canton, il faudra déjà compter en moyenne 20% de pertes pour les céréales cultivées de manière traditionnelle et de 30 à 50% pour celles cultivées sur le mode Extenso, où les produits antifongiques sont interdits. Pour les cultures bio, les prévisions sont encore floues.

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