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Les principaux scandales de l'ère Blatter

A deux jours de l'élection du président, la FIFA est ébranlée par des arrestations et des procédures en justice. Depuis 1998, Sepp Blatter a vu plusieurs affaires émailler sa présidence.

Sepp Blatter, entré il y a 40 ans à la FIFA, président depuis 1998, reste candidat à sa succession et l'élection, vendredi, n'est pas remise en cause. (Mercredi 27 mai 2015)
Sepp Blatter, entré il y a 40 ans à la FIFA, président depuis 1998, reste candidat à sa succession et l'élection, vendredi, n'est pas remise en cause. (Mercredi 27 mai 2015)
Keystone
L'élection du président de la FIFA est maintenue, elle aura lieu ce vendredi. Sepp Blatter (à droite) se présente pour un cinquième mandat lors du congrès de l'organisation. Son unique adversaire est le Prince jordanien Ali bin al-Hussein. (Mercredi 27 mai 2015)
L'élection du président de la FIFA est maintenue, elle aura lieu ce vendredi. Sepp Blatter (à droite) se présente pour un cinquième mandat lors du congrès de l'organisation. Son unique adversaire est le Prince jordanien Ali bin al-Hussein. (Mercredi 27 mai 2015)
Keystone
La police zurichoise a renforcé la sécurité aux abords du Baur au Lac après la rafle de mercredi matin à Zurich.  (27 mai 2015)
La police zurichoise a renforcé la sécurité aux abords du Baur au Lac après la rafle de mercredi matin à Zurich. (27 mai 2015)
Keystone
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La mise en cause de 14 personnes pour des soupçons de corruption, dont sept responsables de la Fifa interpellés mercredi 27 mai à Zurich, et la saisie de documents électroniques au siège de la FIFA s'inscrivent dans une liste d'affaires émaillant la présidence Blatter depuis 1998.

Retrouvez ici notre couverture en direct des événements liés aux arrestations de cadres de la FIFA pour corruption

Le directeur du marketing, Jérôme Valcke, est écarté fin 2006 après une affaire de contrat litigieux concernant les rivales Mastercard et Visa. Six mois plus tard, il est nommé secrétaire général de la FIFA

Pots-de-vin en échange de contrats exclusifs

ISL était la société qui gérait les droits de diffusion et de marketing de la Coupe du monde jusqu'à sa faillite en 2001. En 2010, la justice suisse démontre que Joao Havelange, ex-président de la FIFA (1974-1998), et Ricardo Teixeira, patron de la puissante fédération brésilienne (1989-2012), ont perçu des pots-de-vin en échange de contrats exclusifs de droits TV pour la Coupe du monde. Mais elle classe l'affaire en raison des lacunes du droit suisse en vigueur à l'époque.

Une enquête menée par la commission d'éthique de la FIFA, qui inclut Nicolas Leoz (président de la Confédération sud-américaine entre 1986 et 2013), arrive aux mêmes conclusions, étant donné que la FIFA n'avait aucun code d'éthique avant l'automne 2004, et dédouane ainsi Joseph Blatter.

L'homme d'affaires qatari Mohamed Bin Hammam, président de la Confédération asiatique (AFC), se pose en rival de Blatter en se présentant à l'élection présidentielle de mai 2011. La commission d'éthique de la FIFA, qui le soupçonne d'avoir acheté des voix au sein de la Concacaf (confédération nord-américaine), ouvre peu avant une procédure contre lui et Jack Warner, président de la Concacaf et à ce titre vice-président de la FIFA.

Procédure contre Blatter

A l'approche de l'élection, tout s'accélère. Le 27 mai, sur demande de Bin Hammam, une procédure est également ouverte contre Blatter. Le 28 mai, «MBH» se retire de la présidentielle. Le 29, le comité d'éthique de la FIFA tranche: Blatter est blanchi, Bin Hammam et Warner sont suspendus le temps de l'enquête.

Le 23 juillet, Bin Hammam, reconnu coupable, est banni à vie de toute activité liée au football. Mais en juillet 2012, le Tribunal arbitral du sport (TAS) annule la sanction faute de «preuves directes». Le Qatari sera finalement radié à vie fin 2012, au nom de malversations au sein de la Confédération asiatique et comme membre du Comité exécutif de la FIFA entre 2008 et 2011.

Warner, par ailleurs accusé dans d'autres dossiers d'avoir utilisé sa position dans les instances du football à des fins lucratives personnelles, prédit un «tsunami» s'il est mis en cause. Mais en juin 2011, il démissionne de tous ses mandats liés au football. «Warner ayant lui-même choisi de démissionner, toutes les procédures menées à son encontre par la Commission d'éthique sont closes et la présomption d'innocence demeure», commente la FIFA.

Reynald Temarii et Amos Adamu

Le feuilleton débute dès novembre 2010: deux membres du comité exécutif de la Fifa, le Tahitien Reynald Temarii et le Nigérian Amos Adamu, sont suspendus respectivement un an et trois ans pour avoir contrevenu au code d'éthique, sur des soupçons de corruption dans la prochaine attribution des Mondiaux 2018 et 2022.

Le 2 décembre 2010, le Mondial-2022 est attribué au Qatar à la surprise générale. Dans la foulée, la presse britannique lance des accusations de corruption.

La Fifa refuse dans un premier temps de se pencher sur le dossier, avant d'instituer une nouvelle commission d'éthique. En juillet 2012, celle-ci ouvre une enquête sur les conditions d'attribution des Coupes du monde de 2018 (à la Russie) et 2022, sous la houlette de Michael Garcia, ancien procureur de New York.

Une présentation «erronée et incomplète»

En novembre 2014, Hans-Joachim Eckert, président de la chambre de jugement de la commission d'éthique, relève dans le rapport Garcia «des comportements douteux» mais pas de quoi remettre en cause le processus d'attribution. Garcia dénonce une présentation «erronée et incomplète» de son enquête et demande une publication intégrale. Le 17 décembre, il démissionne. Le 19, Blatter accepte une publication du rapport Garcia à l'avenir, mais «sous une forme appropriée».

Dernier rebondissement ce mercredi: le parquet suisse saisit des documents électroniques au siège de la Fifa à Zurich, dans le cadre d'une procédure pénale contre X pour soupçon «de blanchiment d'argent et gestion déloyale» entourant les attributions des deux Coupes du monde. Cette procédure, ouverte depuis le 10 mars, n'avait pas été rendue publique depuis.

Dessous de table faramineux

Ce mercredi encore, le Département de la Justice américain entre en scène: il poursuit pour corruption neuf élus actuels ou passés de la FIFA, dont Warner et Leoz, ainsi que cinq responsables de sociétés de marketing sportif. A sa demande, la justice suisse procède à sept arrestations (5 Sud-américains, 2 Britanniques).

Selon les autorités suisses, ces sept responsables sont soupçonnés d'avoir accepté des dessous de table faramineux des années 1990 à nos jours. Les accusations portent notamment sur des attributions de Coupes du monde, de droits de marketing et de télévision, mais également des escroqueries par voie électronique, des faits de racket et de blanchiment d'argent.

(AFP)

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