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La prévoyance vieillesse préoccupe les Suisses

Le changement climatique grimpe dans l'agenda politique des Suisses, occupant désormais la troisième place derrière la prévoyance vieillesse et la politique d'asile.

Les citoyens suisses veulent que les politiques empoignent le dossier de la prévoyance vieillesse.
Les citoyens suisses veulent que les politiques empoignent le dossier de la prévoyance vieillesse.
Keystone

Pour 18% de l'électorat suisse, le besoin d'action politique le plus pressant en 2020 touche la prévoyance vieillesse, selon le dernier sondage en ligne de Vimentis. En 2e et 3e position, on trouve la politique d'asile (14%) et le changement climatique (12%).

Le changement climatique grimpe dans l'agenda politique des Suisses. L'an dernier, il se trouvait encore au neuvième rang, peut-on lire mercredi dans un communiqué de Vimentis. Dans le même temps, la satisfaction des Suisses face à la politique en général a baissé en un an, de 2% à 36%.

Nécessité d'agir

Revenant à l'environnement, 62% de citoyens suisses jugent qu'une action politique est nécessaire en raison du changement climatique, poursuit Vimentis. La Suisse devrait réduire de moitié ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990, estiment près de 45% d'entre eux, conformément à la Convention de Paris sur le climat.

Environ la même proportion (43%) est en faveur de l'introduction d'une taxe sur le CO2 pour les entreprises. Et la moitié de l'électorat suisse (50%) est opposée à une interdiction des moteurs à combustion interne d'ici 2050, contre 37% qui y sont favorables.

L'interdiction des vols court-courriers, en revanche, est soutenue en principe par 49% de l'électorat suisse, pratiquement à égalité avec les opposants à cette mesure, à 48%.

Mieux intégrer les réfugiés

La politique d'asile préoccupe aussi les Helvètes. Près de 62% des sondés ne sont pas satisfaits de la politique actuelle de la Suisse dans ce secteur. Une nette majorité de 54% souhaite que des mesures supplémentaires soient prises pour intégrer les réfugiés admis temporairement et reconnus sur le marché du travail.

Quelque 43 % pensent que les entreprises ne devraient pas recevoir d'incitations financières pour accepter des réfugiés temporairement admis. Par conséquent, ils devraient être payés comme les travailleurs domestiques, à qualifications comparables.

Enfin, une faible majorité de 47% de l'électorat suisse estime qu'il paie trop d'impôts par rapport aux services fournis par l'État. Et pas loin de la moitié des sondés (49%) jugent que leur salaire est équitable par rapport à celui des autres personnes en Suisse.

L'imposition individuelle des conjoints séduit encore 67% de l'électorat suisse. Dans un autre domaine, près de 70% des sondés est favorable à ce que les chômeurs soient obligés d'effectuer des travaux d'intérêt général pour pouvoir bénéficier de l'aide sociale et des allocations de chômage.

Sondage en ligne

Ainsi 21'736 personnes ont participé au sondage en ligne du 13 novembre au 18 janvier. Les résultats de Vimentis représentent exactement les pourcentages de voix de 2019 (élections du Conseil national) des partis avec une marge d?erreur maximale de +/- 4%.

Vimentis a été créé en 2003 par des étudiants de l'Université de St-Gall. Mené une fois par année, il se veut politiquement neutre et se trouve sous le patronage des présidents des partis des Verts, du PS, du PLR, du PBD, du PDC, du PVL et de l'UDC.

(ats)

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