Le projet qui doit révolutionner la mobilité

Politique des transportsLe Conseil fédéral avance dans son concept de «mobility pricing». Prochaine étape, des projets pilotes.

Jürg Röthlisberger, directeur de l’Office fédéral des routes. Le 30 juin 2016, Berne.

Jürg Röthlisberger, directeur de l’Office fédéral des routes. Le 30 juin 2016, Berne. Image: Keystone

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A l'avenir, les Suisses devraient dépenser plus s'ils prennent la voiture ou le train aux heures de pointe. A l'issue d'une consultation sur la taxation de la mobilité, le Conseil fédéral a chargé le Département des transports d'envisager des projets pilotes. Jürg Röthlisberger, directeur de l’Office fédéral des routes explique ce concept du «mobility pricing».

L’objectif de ce projet, c’est quoi?

L’idée c’est de mieux utiliser les capacités offertes par le rail et par la route. L’objectif, c’est de diminuer le trafic dans les heures de pointe, de faire en sorte que de plus en plus de clients utilisent par exemple la route ou le rail après 9 heures ou après 19 heures.

Ce sera donc plus cher aux heures de pointe, est-ce qu’on ne punit pas les pendulaires?

Il ne faut pas y voir une punition. Nous voulons pousser la clientèle à utiliser davantage ce qui coûte moins. C’est un principe économique. La place dans les heures de pointe est un bien rare. Il est donc normal que voyager durant cette période soit plus cher que dans les heures creuses. Mais il existe des solutions pour que l’utilisateur ne soit pas perdant. Prenons par exemple la mobilité individuelle. Actuellement, on compte à peine plus d’une tête par voiture aux heures de pointe. Si vous faites le voyage avec moi en covoiturage, même si le prix double, nous paieront tous les deux la même chose qu’aujourd’hui.

N’y a t’il pas un risque de simplement déplacer le problème des heures de pointe?

Non je ne pense pas. Tout le monde ne voudra pas ou ne pourra pas changer ses habitudes. Il faut bien comprendre que notre projet s’inscrit dans l’optique d’un accroissement futur du trafic. On parle d’une Suisse qui aura bientôt 10 millions d'habitants. Comment allons nous faire pour gérer ces problèmes de trafic? Il faut imaginer de nouvelles solutions à la saturation actuelle. A part dans les heures de pointe, il reste de l’espace dans les transports publics, sur le rail, les autoroutes et les routes cantonales. Il faut mieux l'utiliser.

Le défi sera de savoir quand et à quel prix le voyageur pourra se déplacer...

Oui, c'est une question de communication. Il est essentiel que la clientèle sache au préalable combien va lui coûter son trajet. C’est important pour l’économie, les contribuables et les places de travail.

Créé: 30.06.2016, 11h41

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