La succession de Maillard se joue déjà

Canton de VaudLes socialistes lausannois ont beaucoup de monde à placer. Mais c’est Rebecca Ruiz qui est en position favorable.

Stéphane Montangero (à gauche) réfléchit à se lancer. La conseillère nationale Rebecca Ruiz (au centre) est la favorite. Ada Marra renonce, mais pas forcément aux États.

Stéphane Montangero (à gauche) réfléchit à se lancer. La conseillère nationale Rebecca Ruiz (au centre) est la favorite. Ada Marra renonce, mais pas forcément aux États. Image: CHANTAL DERVEY / YVAIN GENEVAY / SÉBASTIEN ANEX

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Omniprésente au sein du Parti socialiste vaudois (PSV), la section lausannoise devrait asseoir l’un des siens dans le fauteuil de Pierre-Yves Maillard au Château cantonal. Le Renanais fait figure de grand favori pour l’élection à la présidence de l’Union syndicale suisse, le 1er décembre. Son départ probable du gouvernement entraînera une complémentaire au printemps prochain.

Autant dire demain pour les partis qui doivent préparer et mener une campagne électorale. Le PSV devrait se déterminer, en janvier déjà, sur le candidat qui défendra ses couleurs. Mais le suspense n’est pas vraiment insoutenable. Il semble admis au sein du parti que c’est au tour de Lausanne. La capitale n’a plus de représentant au Conseil d’État depuis le départ d’Anne-Catherine Lyon en 2017. Hormis Pascal Broulis qui y vit à temps partiel.

Ceux qui «réfléchissent»

Comme souvent avec les socialistes, tout paraît déjà écrit à l’avance. En tout cas, la puissante section lausannoise a l’air d’avoir une idée assez précise sur qui va jouer les premiers rôles. «Rebecca Ruiz, Stéphane Montangero et Ada Marra y réfléchissent. Certains avec plus d’intensité que d’autres», listait son président, Denis Corboz, mardi soir. Depuis, la conseillère nationale Ada Marra a renoncé à se présenter devant la section.

Stéphane Montangero, l’ancien président du PSV, aurait plutôt les statuts du parti de son côté. Ceux-ci stipulent que les sections doivent «dans la mesure du possible» respecter «le principe de parité» pour les candidatures qu’elles proposent. Le parti compte deux femmes au Conseil d’État, Nuria Gorrite et Cesla Amarelle. Cela devrait donc être le tour d’un homme.

«Nous choisirons la candidature qui a le plus grand potentiel pour gratter des voix hors de Lausanne»

Mais c’est la conseillère nationale Rebecca Ruiz qui tient la corde. La Lausannoise est réputée pour sa bonne connaissance du dossier de la santé. C’est justement le cœur du département que Pierre-Yves Maillard laisserait vacant. En tant qu’élue fédérale, elle s’est déjà testée sur la circonscription qui recouvre tout le territoire cantonal. C’est la même circonscription qu’il faudra séduire pour espérer remporter l’élection complémentaire.

Un critère qui aura son importance au moment ou le PSV désignera son candidat. «Le Parti socialiste a une forte capacité électorale à Lausanne, relève sa présidente, Jessica Jaccoud. Ce n’est pas là que nous ferons la différence. Nous choisirons donc la candidature qui a le plus grand potentiel pour gratter des voix hors de Lausanne.»

Les Lausannois de Berne

2019 sera une enfilade d’élections avec la probable complémentaire pour le Conseil d’État au printemps et les fédérales en automne. Cette donnée est intégrée aux calculs des principaux protagonistes. Actuellement, tous les élus bernois du PSV sont de Lausanne ou de sa couronne. L’arrivée annoncée de Pierre-Yves Maillard sous la Coupole fédérale ne va rien arranger. «À mon sens, il faudrait éviter la prépondérance de candidats lausannois sur la liste socialiste au Conseil national, note Jessica Jaccoud. Il faut une liste équilibrée avec des candidatures provenant de toutes les régions du canton.»

À la surprise générale, la sénatrice lausannoise Géraldine Savary a, elle, annoncé son retrait la semaine dernière. Elle libère ainsi son fauteuil aux Conseil des États. Un siège qui pourrait ne pas laisser insensible l’actuelle conseillère nationale Ada Marra. Ni d’ailleurs un autre Lausannois, le chef du groupe socialiste aux Chambres fédérales, Roger Nordmann. À moins que le Renanais Maillard ne mette tout le monde d’accord. (TDG)

Créé: 16.11.2018, 07h25

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