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MédiasDes pistes pour soutenir la presse romande

Soutiens et idées se multiplient pour aider les médias qui traversent actuellement une grave crise et qui sont de plus en plus en danger. Le point.

A l'heure où la presse romande est sous forte pression, soutiens et idées se multiplient. Certains réclament l'intervention de la Confédération. Une association de journalistes veut de son côté recueillir et distribuer des fonds.

Fin octobre, des journalistes et cinéastes créaient l'Association pour le financement du journalisme (Fijou). L'argent récolté proviendrait de diverses sources: cantons et villes romands, Loterie romande, crowdfunding. De tels dispositifs existent à l'échelle romande pour le cinéma et d'autres activités culturelles, pourquoi pas pour le journalisme, fait valoir Fijou.

Signaux positifs

«Nous avons fait une tournée d'évaluation auprès de plusieurs gouvernements de cantonaux romands, les premiers signaux sont positifs», précise à l'ats le cinéaste Frédéric Gonseth. Une demande officielle à la Loterie romande a aussi été déposée.

Certains journaux existants pourraient toucher une aide sous forme de «cash-back» aux abonnés, notamment aux jeunes, afin de les inciter à s'abonner à un titre. «Plus novateur», selon M. Gonseth, le «Pacte de l'Enquête», un soutien direct à des projets d'enquêtes réalisées par des journalistes professionnels, attribué individuellement ou à un journal.

«A l'heure où la Commission fédérale des médias lève le tabou de l'aide directe au journalisme», il faut agir, affirme Fijou sur son site. La Commission a appelé fin octobre à aider la presse écrite, par exemple par le biais de la redevance radio-TV. Elle estime que les mentalités des éditeurs de presse ont évolué à ce sujet.

A Berne aussi

Dans ce contexte, on s'active aussi sous la coupole fédérale. Dans une interpellation déposée mercredi et signée par 32 députés romands issus de tous les partis, la conseillère nationale Ada Marra (PS/VD) s'inquiète pour la presse romande et demande au gouvernement de se positionner, et d'agir.

Disparition de L'Hebdo, licenciements au Temps, menace de disparition de la version papier du Matin, fusion des rédactions de 24 heures, Tribune de Genève et du Matin Dimanche, fusion des rédactions du Matin et de 20 minutes, ou encore fusion annoncée des agences ATS et KEYSTONE: «à terme, il est à craindre qu'il ne reste plus grand chose de la presse écrite, mettant en danger la diversité des informations et de ce fait, la démocratie», écrit la Vaudoise.

Reste à convaincre le Conseil fédéral. Jusqu'ici, il a toujours refusé d'envisager une aide directe à la presse écrite. Il ne juge pas la branche suffisamment menacée. Les médias concernés doivent réagir par eux-mêmes, estime-t-il.

(ats)

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