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Canton de Saint-GallLe personnel pénitentiaire blanchi après un suicide

Un Kosovar meurtrier d'un enseignant avait mis fin à ses jours en cellule. La famille accusait la justice saint-galloise d'être responsable de sa mort.

L'enquête n'a pas révélé de manquement répréhensible pénalement d'une dizaine d'employés du service pénitentiaire.
L'enquête n'a pas révélé de manquement répréhensible pénalement d'une dizaine d'employés du service pénitentiaire.
Keystone

Le suicide dans sa cellule du meurtrier d'un enseignant saint-gallois n'aura pas de suite pénale. Le procureur extraordinaire chargé du dossier a annoncé vendredi qu'il a classé la procédure contre dix employés du service pénitentiaire.

Le meurtrier âgé de 52 ans a mis fin à ses jours en novembre 2010 pendant sa détention préventive dans sa cellule d'une prison saint-galloise. En 1999, le Kosovar avait tué l'enseignant de sa fille, alors âgée de 14 ans. L'adolescente avait confié à son professeur qu'elle avait été abusée sexuellement par son père.

Conditions de détention

La famille du meurtrier a accusé la justice saint-galloise d'être responsable de sa mort. L'homme s'était plaint de ses conditions de détention. La famille a porté plainte. En 2014, le Tribunal fédéral a jugé qu'une enquête devait être ouverte pour déterminer les éventuelles responsabilités d'employés du service pénitentiaire.

L'enquête n'a pas révélé de manquement répréhensible pénalement, a indiqué vendredi le procureur extraordinaire chargé de l'affaire. Les employés pénitentiaires concernés ont tous dûment respecté les mesures prescrites pour assurer la sécurité et la santé du détenu. La décision de classer l'affaire n'est pas encore entrée en force.

Extradition

Après avoir tué l'enseignant, le meurtrier avait fui la Suisse et s'était réfugié dans son pays, à l'époque province serbe. Il avait été jugé au Kosovo et condamné à 4 ans de réclusion. La justice saint-galloise, qui réclamait une peine plus sévère, avait obtenu son extradition. Le meurtrier avait été placé en détention préventive dans l'attente de son procès.

L'homme s'est suicidé quelques jours avant une confrontation prévue avec sa fille. En 2001, la jeune femme a obtenu la nationalité suisse et une nouvelle identité, mesure justifiée par la crainte de représailles de la famille de son père.

ats

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