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AssembléeLe Parti socialiste donne ses consignes pour les votations

Les délégués socialistes réunis à Baden (AG) ont rejeté l’initiative de l’UDC sur les familles et laissé la liberté de vote sur la vignette. Ils ont aussi fait leurs recommandations en vue des votations du 9 février.

Les membres du parti socialistes se réunissaient en assemblée générale à Baden.
Les membres du parti socialistes se réunissaient en assemblée générale à Baden.
Keystone

Le PS rejette l’initiative de l’UDC sur les familles et laisse la liberté de vote sur la hausse du prix de la vignette autoroutière, deux objets soumis au peuple le 24 novembre. Concernant les votations du 9 février, il refuse l’initiative supprimant la couverture de l’avortement par l’assurance maladie de base et approuve le financement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF).

A l’unanimité (150 voix contre 0), les délégués socialistes réunis à Baden (AG) ont dit «non» samedi à l’initiative «pour les familles: déductions fiscales aussi pour les parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants». Ils ont suivi les arguments du conseiller national Matthias Aebischer (BE). Seules les familles traditionnelles au revenu élevé profiteraient de cet allègement fiscal dont les recettes manquantes ne seraient pas compensées.

«Röstigraben» sur la vignette

Les délégués se sont montrés nettement plus partagés au sujet de l’augmentation à 100 francs du prix de la vignette autoroutière. Un débat qui a donné lieu à un «Röstigraben». Les conseillers nationaux Eric Voruz (VD) et Jacques-André Maire (NE) ont soutenu que les recettes supplémentaires profiteront aux régions périphériques. La sénatrice vaudoise Géraldine Savary a, elle, soutenu que le transport individuel motorisé doit couvrir les coûts qu’il génère.

Les opposants - alémaniques et tessinois surtout - ont déploré que les recettes de cette hausse seraient affectées uniquement aux routes. Le budget de ces dernières augmenterait même, favorisant la construction d’un second tube au Gothard, ont déploré certains.

Le «oui» s’est dans un premier temps imposé par 86 voix contre 65. Les socialistes ont toutefois finalement préféré, par 98 voix contre 69, laisser la liberté de vote sur proposition du comité directeur.

«Attaque» contre les IVG

Les délégués ont en outre refusé à l’unanimité (128 voix contre 0) l’initiative «Financer l’avortement est une affaire privée», soumise au peuple le 9 février. Lancée par des membres de l’UDC, du PDC, du PLR, du PEV, de l’UDF et par des milieux religieux, elle constituerait une «attaque» contre les acquis du régime des délais et le droit des femmes. Elle entraverait en outre l’accès à l’avortement pour les revenus modestes.

Enfin, les socialistes ont approuvé par 120 voix sans opposition l’arrêté fédéral sur le financement et l’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF). Ce contre-projet indirect à l’initiative de l’Association transports et environnement (ATE) «pour les transports publics» reprend les principales revendications du texte de l’ATE, retiré en conséquence.

Il prévoit un fonds ferroviaire permanent, qui doit prendre le relais de l’actuel Fonds pour les transports publics et sera alimenté par les mêmes sources (redevance poids lourds, TVA, impôt sur les huiles minérales).

La Confédération y versera 2,3 milliards, les cantons 500 millions par an (au lieu de 300 millions actuellement). Les pendulaires verront les déductions fiscales plafonnées à 3000 francs, ce qui rapportera 200 millions supplémentaires.

ats

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