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Papillome humain: la vaccination progresse

Les cantons font de plus en plus vacciner les garçons contre les papillomavirus humains (HPV), suivant une recommandation récente de l'OFSP.

Archives/Photo d'illustration, AFP

Pour ceux qui agissent en milieu scolaire, la couverture vaccinale médiane est toutefois d'environ 20% plus élevée que pour les autres, filles et garçons confondus.

Elle est aussi meilleure dans les cantons romands, indique jeudi le Dr Anne Spaar, de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Une enquête de 2014 sur la vaccination des femmes montre que 86% des Romandes de 11 à 14 ans et 48% des 15 à 19 ans effectuaient leur première vaccination contre les HPV auprès d'un service de santé scolaire, contre respectivement 22% et 24% des jeunes Alémaniques.

Par ailleurs, 68% des Romandes de 18 à 24 ans étaient vaccinées, contre 63% au Tessin et 47% outre-Sarine, selon cette étude réalisée sous mandat par un institut de sondage et qui porte sur 3588 entretiens de femmes entre 18 et 49 ans. L'office ne dispose pas de chiffres plus récents, la période 2014-2016 étant en cours d'examen.

«Si les programmes de vaccination varient selon les cantons, tous en ont développé et suivent nos recommandations», assure à l'ats la collaboratrice de l'OFSP. Aujourd'hui, ils proposent de se faire vacciner tant aux filles qu'aux garçons. Par contre, tous ne privilégient pas les piqûres en milieu scolaire.

Les écarts de couverture vaccinale entre les cantons devraient donc encore être d'actualité. Pour la période 2011-2013, la couverture évoluait entre 17% et 75% pour trois doses de vaccin: moins d'une adolescente sur cinq était vaccinée dans le canton avec la couverture la plus basse, tandis que trois sur quatre l'étaient dans celui avec la plus élevée. Le Valais faisait figure de modèle, de même que Fribourg, illustré par La Liberté dans son édition de mardi.

Gratuit depuis la rentrée

Depuis juillet 2016, la vaccination contre les HPV est aussi gratuite pour les garçons de 11 à 26 ans, même si l'OFSP et la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) recommandent depuis 2015 d'agir plutôt entre 11 et 14 ans. Bon nombre de cantons ont mis en place des programmes mixtes en milieu scolaire dès la rentrée.

La Suisse avait lancé en 2008 déjà un plan de vaccination gratuit des jeunes filles, prolongé jusqu'en 2017. L'objectif étant d'éviter 2000 cas de lésions précancéreuses, 160 cancers déclarés du col de l'utérus et 50 décès par an. Les papillomavirus sont toutefois également la cause d'autres cancers (tête, cou, pénis et anus) et de verrues génitales qui affectent les deux sexes.

Depuis 2012, l'OFSP recommande un schéma à deux doses avec six mois d'intervalle pour les adolescentes qui commencent la vaccination avant leur 15e anniversaire. En revanche, si la première dose est administrée plus tard, trois doses continuent d'être recommandées.

(ats)

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