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SuisseLe paiement des salaires de mars est assuré

Le Seco a assuré que malgré le coronavirus, les liquidités à disposition seront suffisantes pour les 2-3 prochains mois. En outre, il n'y aura pas de contrôles supplémentaires sur les chantiers.

Boris Zürcher, chef de la direction du travail au Seco.
Boris Zürcher, chef de la direction du travail au Seco.
Keystone

Malgré les difficultés économiques liées au coronavirus, le paiement des salaires de mars est assuré pour les entreprises recourant au chômage partiel, a déclaré mardi Boris Zürcher, chef de la direction du travail au Seco. Il peut toutefois y avoir quelques retards.

Les liquidités à disposition de la Confédération sont suffisantes, a précisé Boris Zürcher devant la presse à Berne. Elles devraient suffire pour les deux à trois prochains mois. La Délégation des finances du parlement a approuvé lundi six milliards de francs pour l'assurance chômage. Cela porte à quatorze milliards le total des liquidités à disposition.

8% des employés touchés

Le nombre de demandes de chômage partiel continue par ailleurs à augmenter. Le Secrétariat d'Etat à l'économie a reçu des demandes pour 400'000 employés de 27'000 entreprises. Cela correspond à environ 8% des employés, a précisé Boris Zürcher.

Le Tessin est toujours le canton le plus touché. Environ 28% des employés devraient y toucher le chômage partiel. Dans le secteur de la restauration, un tiers des employés sont concernés.

Dialogue avec les partenaires sociaux

Le Conseil fédéral doit par ailleurs présenter mercredi des mesures d'aides financières aux entreprises, a précisé le responsable du Seco. Ces mesures ont été évoquées mardi lors d'une rencontre avec les partenaires sociaux.

Le thème de la poursuite du travail sur les chantiers a notamment été discuté de manière générale. Le cas du Tessin n'a pas été abordé explicitement. Le Seco entend poursuivre ces contacts avec les partenaires sociaux quotidiennement de manière «semi-formelle», a précisé Boris Zürcher. Toute une série d'adaptations du droit sont sur la table. Elles seront abordées pas à pas et des propositions seront adressées au Conseil fédéral si nécessaire.

Pas de contrôles supplémentaires sur les chantiers

La sécurité des employés sur les chantiers est du ressort des employeurs. Il n'y aura pas plus de contrôles en raison de l'épidémie de coronavirus. Les contrôles habituels se poursuivent, mais il y en a «très peu» pour des raisons d'effectifs, a déclaré Boris Zürcher. En cas de divergences entre patrons et employés sur les conditions de travail, il peut être fait appel à un contrôleur de la Suva ou du canton.

Sur le principe, il est de la responsabilité des employeurs de veiller à ce que la sécurité soit assurée sur leurs chantiers et que les salariés ne tombent pas malades. Si ce n'est pas possible, les patrons ont la possibilité de recourir au chômage partiel.

ats

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