Orllati saisit la justice pour faire taire des rumeurs

Canton de VaudDes textes publiés sur deux blogs français incriminent l’entreprise vaudoise de terrassement. Qui a décidé d’agir.

Le groupe Orllati, basé à Bioley Orjulaz, est la cible de publications qu'il considère comme un «amalgame diffamatoire».

Le groupe Orllati, basé à Bioley Orjulaz, est la cible de publications qu'il considère comme un «amalgame diffamatoire». Image: Florian Cella

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le groupe Orllati vient de saisir la justice pour diffamation en France et en Suisse. On pourrait y voir un énième rebondissement dans le dossier politico-judiciaire auquel, depuis juillet 2016, est associé le groupe de Bioley-Orjulaz, actif dans le terrassement et l’assainissement. Cette nouvelle histoire présente toutefois son lot de mystères.

Des arrestations en Haute-Savoie, les 16 et 17 en juin, en forment l’origine. Un texte rigoureusement identique publié par deux auteurs différents sur deux sites de blogs français, liés aux titres «Le Figaro» et «Mediapart», fait un lien entre cette enquête savoyarde et Orllati. Il est écrit que deux des personnes interpellées auraient été employées par l’entreprise de Bioley Orjulaz. De là à laisser entendre que le groupe vaudois serait touché par l’affaire française, le pas est franchi.

Partenaires ciblés

Les deux premières publications, en France, remontent au 30 juillet. Le texte a ensuite circulé en Suisse. De manière ciblée ces derniers jours. Orllati cite ainsi «les clients et les partenaires, banques, communes, entreprises de la construction, etc., qui, depuis mercredi, ont commencé à contacter le groupe pour obtenir des clarifications». L’entreprise a décidé de mettre le holà. «Des démarches pénales ont été initiées en France mais aussi en Suisse d’où la campagne est très probablement orchestrée», indique le groupe Orllati. Qui considère le texte publié sur les deux sites français comme un «amalgame diffamatoire».

En effet, affirme l’entreprise, «on ne voit pas en quoi, même s’il se confirmait que ces deux personnes ont travaillé un jour pour le groupe Orllati, leurs méfaits (s’il se confirme qu’elles en ont commis) auraient un lien quelconque avec le groupe Orllati et ses dirigeants.» Le groupe rappelle qu’il compte aujourd’hui 850 collaborateurs: «Il a, depuis sa création voilà près de 25 ans, donné du travail à plusieurs milliers de personnes.»

Silence en France

Contactés, les services du procureur de la République, à Lyon, n’ont pas encore répondu à nos interrogations au sujet des arrestations opérées en Haute-Savoie. Nous avons également tenté de joindre l’auteure du texte publié sur le site «Figarovox», présentée comme une «journaliste Police Justice» au «Figaro», «qui y traite les problématiques liées au crime organisé et à la délinquance internationale». Sans réponse pour l’instant. L’énigme est aussi complète au sujet de la signature du blog identique posté du côté de «Mediapart». La signature évoque une «experte en relations internationales», active entre la France et l’Algérie.

Créé: 23.08.2019, 09h15

La rédaction sur Twitter

Restez informé et soyez à jour. Suivez-nous sur le site de microblogage

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Dons d'organes: le Conseil Fédéral veut le consentement des proches
Plus...