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TerrorismeLe nombre de candidats au djihad partis de Suisse est stable

Les résidents suisses en partance pour des zones de conflits depuis 2001, sont au nombre de 65 en février, contre 64 le mois dernier.

Le service de renseignement estime stable le nombre de résidents suisses partant pour le djihad.
Le service de renseignement estime stable le nombre de résidents suisses partant pour le djihad.
AFP

Les candidats au djihad partis de Suisse depuis 2001 pour des zones de conflits sont au nombre de 65 en février, contre 64 le mois dernier, a indiqué ce mercredi 25 février le Service de renseignement de la Confédération (SRC) dans son décompte mensuel. La plupart ont rejoint la Syrie et l'Irak.

Sans révéler concrètement combien de ces candidats sont encore sur le terrain des opérations, le SRC précise que ces chiffres publiés à rythme mensuel depuis cinq mois sont «cumulatifs». Par rapport à janvier, leur nombre a réellement augmenté de six unités: cinq cas figurant dans la catégorie des cas non confirmés ont été «retirés de la liste, ces personnes ne pouvant être considérées comme étant motivées par le djihad», écrit le SRC sur son site internet.

La plupart des candidats (43) sont partis pour la Syrie et l'Irak. Les autres ont pris la direction de l'Afghanistan, du Pakistan, du Yémen et de la Somalie. «Certaines de ces personnes sont encore sur place», ajoute le SRC, sans préciser leur localisation exacte.

Dix morts

Le SRC estime que «dix personnes sont décédées», mais ne peut confirmer la mort que de cinq d'entre elles. D'autre part, plusieurs candidats «sont de retour en Suisse», mais un nombre exact est difficile à communiquer. Le SRC affirme avoir répertorié 16 retours en février, contre 18 au mois de janvier. Mais six cas seulement ont été réellement confirmés.

En mai 2013, le SRC signalait avoir recensé une vingtaine de voyageurs motivés par le djihad qui s«étaient rendus depuis 2001 dans des zones de conflits depuis la Suisse. Une année plus tard, ce chiffre était monté à 40 unités.

Contrôle renforcé

Selon les estimations d'Europol, la police criminelle européenne, 3000 Européens au total ont rejoint l'Irak et la Syrie pour y faire le djihad. Ces personnes proviennent avant tout de France, Belgique, Allemagne et Grande-Bretagne.

Face à la menace du terrorisme, le Conseil fédéral a décidé en janvier de renforcer les dispositifs de contrôle. Le SRC a obtenu six postes supplémentaires pour cette tâche. Les autorités suisses affirmaient en janvier ne pas être en possession d'élément concret concernant des menaces ou des projets d'attentat en Suisse.

Interdiction de voyager

A la fin de l'année dernière, le Conseil fédéral a par ailleurs été prié d'examiner la possibilité de mettre en place une interdiction de voyager pour ces personnes qui souhaitent se rendre dans des zones de conflits armés afin de prendre part aux hostilités.

Répondant à une motion, le gouvernement avait indiqué qu'il était d'abord nécessaire de déterminer quelles mesures visant à empêcher de tels voyages pouvaient s'accorder à la législation en vigueur. L'interdiction de voyager constitue en effet une atteinte aux droits fondamentaux en Suisse, qui ne doit être utilisée que quand d'autres mesures se sont avérées vaines, avait fait valoir le Conseil fédéral.

ats

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