Le niveau de vie pèse sur le bilan carbone

SuisseQuand il s'agit de pollution, le niveau socio-économique joue un grand rôle, en Suisse.

Les besoins de déplacements des ménages ruraux sont plus importants que les ménages urbains.

Les besoins de déplacements des ménages ruraux sont plus importants que les ménages urbains. Image: Photo d'illustration/Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

L'empreinte carbone des Suisses est trop élevée. Mais elle dépend davantage du niveau socio-économique de la population que de son habitat, rural ou urbain: on se déplace davantage à la campagne, mais on consomme plus en ville.

Le niveau de vie élevé des ménages suisses a pour corollaire une empreinte carbone considérable, peut-on lire dans un communiqué de l'EPFL mercredi. Mais entre 2008 et 2014, l'empreinte globale des Suisses semble avoir un peu diminué, ce que des études plus approfondies doivent encore confirmer.

Empreinte supérieure en zone rurale

L'empreinte carbone des ménages situés en zone rurale est supérieure à celle des ménages urbains. Cela s'explique essentiellement par les besoins en déplacements et en transports, et surtout en énergie pour les habitations (émissions directes).

Les ménages urbains ont eux une empreinte carbone supérieure à celle de leurs voisins ruraux dans l'alimentation, les vêtements, la culture et les voyages en avion (émissions indirectes). Les chercheurs observent ainsi que «même si le milieu urbain semble favorable au climat lorsqu'on ne considère que les émissions directes, les facteurs socio-économiques qui influencent les schémas de consommation dépassent ces effets positifs sur les émissions de carbone lorsque l'on prend en compte l'empreinte globale.»

Les auteurs de l'étude montrent également que la structure des ménages influence directement l'empreinte carbone: «Un ménage de deux personnes représente la plus forte empreinte carbone par tête d'habitant; celle-ci diminue si la famille s'agrandit.»

Tessin: mauvais élève

L'étude révèle encore que le Tessin est le mauvais élève de la Suisse en termes d'empreinte carbone, tandis que les zones urbaines les plus denses, telles que Zurich, Berne et Bâle, ont une empreinte moindre.

Cette étude a été réalisée par une équipe de chercheurs de la Faculté de l'Environnement Naturel, Architectural et construit de l'EPFL, dirigée par Melissa Pang, assistante-doctorante. Les chercheurs ont dépouillé les données de l'Enquête sur le budget des ménages (EBM) de la Confédération pour les années 2008, 2011 et 2014, et les ont combinées avec une analyse des entrées-sorties étendue à l'environnement (EEIOA). Leurs résultats ont été publiés dans la revue Environmental Research Communications. (ats/nxp)

Créé: 05.02.2020, 16h10

Articles en relation

L'excès d'azote ralentit la croissance des arbres

Europe Une étude pilotée par l'institut WSL montre que si la pollution dépasse un certain seuil, la croissance des forêts diminue. Plus...

L'environnement inquiète toujours plus les Suisses

Sondage Le bruit du trafic, la pollution de l'air et les rayonnements préoccupent de plus en plus les citoyens, selon une enquête de l'OFS. Plus...

L'EPFL veut mieux capter le CO2 dans les fumées

Pollution L'École polytechnique fédérale de Lausanne a conçu un nouveau matériau qui peut capter le CO2 dans des gaz de combustion humides avec plus d’efficacité que les matériaux du commerce. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Le coronavirus crée une frénésie de nettoyage
Plus...