Passer au contenu principal

Le «New York Times» découvre Guy Parmelin

Le grand quotidien américain revient sur les connaissances linguistiques de Guy Parmelin alors que le Vaudois s'apprête à reprendre les rênes du Département de l'Economie.

Guy Parmelin a les honneurs du «New York Times».
Guy Parmelin a les honneurs du «New York Times».
Keystone

Guy Parmelin a les honneurs de la presse américaine et plus précisément du prestigieux New York Times. Le quotidien revient dans son édition de mercredi sur les connaissances en anglais du futur ministre de l'Economie.

«I Can English Understand», titre le journal de référence, ajoutant tout de suite que «les Suisses en doutent». La nomination du Vaudois au Département fédéral de l'économie (DFE) a suscité une vague de commentaires sur les réseaux sociaux qui ont épinglé les connaissances linguistiques lacunaires du Vaudois, tant en allemand qu'en anglais.

Plusieurs langues nationales

Et le New York Timesde rappeler la phrase désormais célèbre de Guy Parmelin: «I can English understand but je préfère répondre en français pour être plus précis». Le journal ne porte aucun jugement mais se permet de souligner que parmi les chefs d'Etat, un usage courant de l'anglais est de mise, même en présence de traducteurs.

La question se pose puisque le Conseiller fédéral sera appelé dans ses nouvelles fonctions à traiter au niveau international. Le New York Times rappelle que si la Suisse s’enorgueillit d'avoir plusieurs langues nationales, le conseiller aux Etats Hans Wicki (PLR/NW) avait fait piètre impression en français face à Karin Keller-Sutter. «Bien sûr je parle français» avait-il commencé avant de finir en allemand «mais je ne suis pas un traducteur comme Karin Keller-Sutter».

Inquiétudes

Le quotidien new-yorkais cite de nombreuses personnes qui s'inquiètent de voir Guy Parmelin aller négocier des accords commerciaux sans parler de la recherche ou l'éducation, où la langue dominante est souvent celle de Shakespeare.

«L'anglais est devenu obligatoire, surtout pour les petits pays qui ont tendance à avoir une économie plus ouverte», résume Georg Lutz, professeur en sciences politiques de l'Université de Lausanne, «et la langue des affaires, c'est l'anglais».

Cérémonie des clés

Invité jeudi sur la Radio romande à l'occasion de la cérémonie de remise des clés qui marque le transfert de départements, Guy Parmelin n'a pas voulu dire s'il allait prendre des cours pour améliorer ses connaissances, comme l'avait fait en son temps Micheline Calmy-Rey à la tête du DFAE.

«Je ne vais pas vous dire ce que je vais faire mais je constate que j'ai déjà eu des discussions en anglais sur le plan international quand j'étais au Département de la Défense. (...) Je demande à être jugé sur pièce le moment venu», a plaidé Guy Parmelin.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.