Passer au contenu principal

Neuf étangs sur dix ont disparu en deux siècles

Près de 90% des mares ont été sacrifiées au profit de l’intensification de l’agriculture depuis la fin du 18e siècle.

L'étang de la Gruère.
L'étang de la Gruère.
Archives/Photo d'illustration, Keystone

La Suisse ne compte plus qu'un dixième des étangs qui s'y trouvaient encore à la fin du 18e siècle. Pour la biodiversité et la protection contre les crues, c'est critique, a averti le biologiste genevois Beat Oertli mardi lors d'une journée d’information de l’Eawag.

Étangs asséchés, ruisseaux mis sous terre, pollution due aux engrais et aux pesticides, le bilan des atteintes portées par l’agriculture à l’eau est lourd, a indiqué l'Institut de recherche sur l'eau Eawag dans un communiqué.

Cette année, l’Eawag a intitulé sa journée d’information «L’agriculture et les cours d’eau des approches de solution aux défis actuels». À Dübendorf (ZH), près de 300 experts issus des milieux scientifiques, administratifs et politiques se sont penchés sur cette problématique.

Environ 32'000 étangs et mares recensés actuellement en Suisse, cela semble un chiffre respectable. C'est oublier que près de 90% ont été sacrifiés à l’intensification de l’agriculture, a résumé Beat Oertli, de la Haute école spécialisée de Suisse Occidentale à Genève.

Mieux protéger les étangs

Les étangs sont des points chauds de biodiversité, et on ne dénombre plus aujourd’hui que huit petits plans d’eau pour dix kilomètres carrés. Dans les zones d’agriculture intensive, il est rare d’en trouver encore un sur une telle surface.

C’est aussi une perte pour d’autres services écosystémiques, par exemple l’épuration de l’eau, la rétention des crues ou la protection contre l’érosion. Les drainages et remblais mettent en danger non seulement certains étangs, mais aussi tout le réseau de petits plans d’eau d’une zone.

M. Oertli demande par conséquent de mieux protéger les étangs restants et, à chaque fois que cela est possible, d’en aménager de nouveaux ainsi que suffisamment de larges zones riveraines. «L’idée n’est ni insensée, ni complexe à réaliser, ni même très chère», a-t-il conclu.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.