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CriminalitéLa criminalité financière pose problème à Berne

Faute de moyens, le Ministère public de la Confédération se retrouve en difficultés dans des situations comme l'affaire Petrobras.

Le bâtiment du Ministère public de la Confédération.
Le bâtiment du Ministère public de la Confédération.
Archive, Keystone

Le Ministère public de la Confédération (MPC) ne dispose pas des ressources suffisantes pour lutter efficacement contre des cas complexes de criminalité transfrontalière comme l'affaire Petrobras, selon son ex-procureur en charge du dossier. Malgré le fait que le secteur financier suisse se trouve au centre de ce scandale, celui-ci n'est pas entièrement révélé «en raison du manque de moyens et face à la protection accordée aux banques».

A en croire Stefan Lenz, dans un entretien publié dimanche par la Folha de São Paulo, en dépit de l'implication de nombreux opérateurs financiers helvétiques, il manque une volonté politique pour allouer plus de moyens aux enquêteurs et ainsi «contribuer beaucoup plus à la propreté de la place financière suisse».

Dans les cas de crimes économiques transfrontaliers, l'échange d'informations est le facteur le plus important pour regrouper les enquêtes au niveau international. «Les obstacles légaux pour l'échange de données sont toujours élevés en Suisse», assure l'ex-magistrat. Il souligne la nécessité d'un groupe d'investigation conjoint pour donner leur juste mesure à certains éléments de preuve.

La création d'une task force helvético-brésilienne était à l'ordre du jour à l'époque où M. Lenz était encore en fonction, mais ne s'est jamais concrétisée. «La création de ce mécanisme n'est pas prévue dans l'accord bilatéral actuellement en vigueur entre les deux pays», regrette l'ancien procureur, qui avait démissionné avec fracas du MPC en octobre 2016.

Dans le cadre des enquêtes de l'opération «Lava Jato» (lavage express) sur le scandale Petrobras, l'identification de transactions suspectes a débouché sur l'ouverture de plus de 60 procédures en Suisse, avec à la clé la confiscation de plus d'un milliard de francs, a rappelé Stefan Lenz. Au vu de ces chiffres, il qualifie l'opération de «plus grand complexe procédural traité par le MPC jusqu'ici».

(ats)

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