Les moutons volés ont enfin retrouvé leur bergerie à Vevey

InsoliteLes 24 ovins volés la nuit de la Saint-Valentin sont de retour chez leur éleveur. L’enquête se poursuit.

Le petit troupeau se repose de son périple.

Le petit troupeau se repose de son périple. Image: FLORIAN CELLA

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«Vous arrivez au bon moment, une brebis vient de mettre bas.» Vendredi matin, Christophe Gavin, sa compagne France-Anne Perret et les quatre enfants du couple étaient au chevet de leur troupeau de moutons à Gilamont, dans les hauts de Vevey.

Dans leur paisible bergerie surplombant les tours «Chaplin», les bêtes se reposent après une journée et une nuit agitées. «On a récupéré nos 24 bêtes hier et elles sont à nouveau dans leur box depuis le coucher du soleil, se réjouit France-Anne Perret. Le vol qu’on a subi n’est plus qu’un mauvais souvenir.»

Pour mémoire, le couple s’était fait dérober brebis et agneaux dans la nuit de la Saint-Valentin. Les ruminants étaient réapparus quelques jours plus tard à Faoug, non loin d’Avenches. Un berger à la retraite avait acheté les animaux sans se douter, dit-il, qu’ils avaient été volés. Après avoir fait le rapprochement avec le larcin raconté par la presse, il avait contacté la police.

«Cet éleveur à la retraite s’est très bien occupé de nos moutons, dit Christophe Gavin, la voix pleine de reconnaissance. Deux agneaux sont nés chez lui et ils sont en bonne santé. On ne le redira jamais assez, mais on le remercie pour son honnêteté. Il a été floué et a très mal vécu cette histoire.»

«C’est un homme qui ne voit que le bon chez l’humain, complète sa compagne. Il ne voulait pas accepter notre petit cadeau quand on est venu chercher notre troupeau. Je l’ai mis devant le fait accompli en lui donnant de force deux bouteilles de vin. On gardera contact.»

Interpellée par un lecteur de «24 heures», France-Anne Perret s’est vu proposer d’ouvrir une cagnotte en ligne pour venir en aide au malheureux acheteur broyard. «On fera un geste mais cela restera privé, argumente-t-elle. Le grand public ne doit pas payer pour les actions des malfrats. On apprécie cet élan de générosité, mais ce sont les coupables qui doivent mettre la main au porte-monnaie.»

Du côté de la police cantonale, on ne fait pas de commentaire. Elle indique cependant que les investigations se poursuivent. «J’ai enlevé ce matin les barrettes d’identification qui ont été posées sur mes moutons, explique Christophe Gavin.

Dans un premier temps, nous pensions que les voleurs avaient laissé les nôtres, mais ce n’était pas le cas.» Il s’arrête de parler, réfléchit et soupire: «Je ne sais pas si la gendarmerie pourra retracer leur origine, car elles sont vraiment différentes des miennes. J’ignore si elles sont officielles.»

70 kilos la bête

Concernant l’identité de celui ou ceux qui lui ont piqué plus de la moitié de son cheptel, la famille n’a aucune information. «La porte d’entrée de la bergerie a été ouverte, mais les ovins n’ont pas été sortis de leur box, décrit France-Anne Perret. Ils ont dû les porter à bout de bras.»

«Certaines de nos bêtes doivent faire près de 70 kilos, estime son compagnon. Elles n’ont pas dû apprécier d’être pareillement manipulées. Il fallait vraiment y aller pour le faire.»

Même si le couple dit avoir confiance en la justice, il estime que les peines prononcées pour les voleurs de cet acabit sont «dérisoires et ne dissuadent personne de passer à l’acte». Là n’est pas l’essentiel pour les habitants de Saint-Triphon. «Cinq de nos brebis vont prochainement donner la vie, confie la mère de famille. On se réjouit de vivre ces moments avec nos enfants.»

Créé: 21.02.2020, 16h34

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