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Le ministre pondéré cachait un écrivain exalté

L’ex-conseiller fédéral Didier Burkhalter publie son 4e livre en un an et demi. Où la géopolitique éclaire les turpitudes de l’âme humaine – et inversement.

«Je savais que je voulais écrire, c’était le projet. Mais je ne savais pas que ça viendrait comme une rivière.»
«Je savais que je voulais écrire, c’était le projet. Mais je ne savais pas que ça viendrait comme une rivière.»
FLORIAN CELLA

Lorsqu’on s’apprête à noter sur le calepin le nom du petit chien qui vient japper gaiement à ses côtés pour réclamer une promenade, Didier Burkhalter place une limite: «Laissons de côté les choses privées, d’accord?» Si l’ancien conseiller fédéral nous reçoit en ce frais matin d’avril, c’est pour évoquer sa vie d’écrivain. Dans le coquet jardin d’hiver de la maison neuchâteloise où il sert du thé et du café fumants, on surplombe le lac, mais aussi le stade de la Maladière qu’il avait œuvré à bâtir lorsqu’il siégeait à l’Exécutif de la ville. C’était il y a plusieurs vies.

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