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Le meurtre s'inscrivait dans une vendetta qui a fait 22 morts

L'enquête du meurtre de Frasses (FR) est close. Elle a révélé que cet homicide s'inscrivait dans le conflit impliquant deux familles kosovares.

Des aspirants policiers rentrent d'une battue après une recherche le dimanche 12 mai 2013 à Frasses dans le canton de Fribourg. Selon les premières investigations, deux individus ont fait feu sur un homme devant le garage de sa maison, alors qu'il rentrait chez lui avec sa femme et ses quatre enfants.
Des aspirants policiers rentrent d'une battue après une recherche le dimanche 12 mai 2013 à Frasses dans le canton de Fribourg. Selon les premières investigations, deux individus ont fait feu sur un homme devant le garage de sa maison, alors qu'il rentrait chez lui avec sa femme et ses quatre enfants.
Keystone

Deux prévenus sont renvoyés en jugement pour assassinat. La victime, un Kosovar, avait été abattue en mai 2013 de 15 balles devant sa famille dans le cadre d'une vendetta entre clans qui a fait au moins 22 morts.

Deux assaillants ont fait feu

L'homme de 36 ans a été abattu devant son domicile le 11 mai 2013 vers 23h50. Il rentrait chez lui en voiture, accompagné de sa fiancée et de ses quatre enfants. Alors qu'il sortait du véhicule, deux assaillants ont fait feu. Il a été touché par 15 balles au niveau de la tête, du torse, du thorax et du dos.

L'enquête a révélé que cet homicide s'inscrivait dans le cadre d'un conflit impliquant deux familles kosovares, indique ce vendredi 7 août 2015 le Ministère public fribourgeois dans un communiqué. La vendetta a entraîné la mort d'au moins 12 personnes des deux clans entre 2000 et 2014, sans compter le décès d'une dizaine d'autres personnes apparentées.

Deux suspects, également kosovars, et dont l'un est étroitement lié à l'une des familles impliquées, avaient été arrêtés en août, respectivement en décembre 2013. Ils sont accusés d'être les auteurs des coups de feu.

Deux hypothèses

Mais les deux hommes ont toujours contesté leur participation au meurtre, poursuit le procureur général Fabien Gasser dans le communiqué. Vu leur mutisme, celui-ci a retenu une seconde hypothèse.

Selon celle-ci, le meurtre aurait été commis par deux autres personnes, encore inconnues. Les prévenus n'auraient été que les complices. Ils auraient fourni les armes, véhiculé les exécutants sur les lieux du crime, assuré leur fuite et aidé à faire disparaître les armes.

Les deux prévenus sont désormais renvoyés devant le Tribunal pénal de la Broye pour assassinat et mise en danger de la vie d'autrui, subsidiairement complicité d'assassinat, ainsi que pour infraction à la loi fédérale sur les armes, précise le Ministère public. Le second prévenu a en outre été renvoyé subsidiairement pour infraction à la loi fédérale sur le matériel de guerre, en lien avec un trafic d'armes avec le Kosovo.

Pas de scrupules

Selon le procureur général Gasser, la prévention d'assassinat se justifie par l'absence de scrupules des deux prévenus. «Ils n'ont pas hésité à faire feu par surprise et à de nombreuses reprises sur une personne non armée et à proximité immédiate de la famille de la victime.»

Dans le cadre de la seconde hypothèse, les prévenus ont apporté une aide indispensable aux tueurs. L'expédition avait pour but d'abattre un membre du clan adverse, dans un contexte de vengeance froide, conclut le Ministère public.

(ats)

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