Une majorité des Suisses prêts à abolir la redevance

InitiativeÀ deux mois de la votation sur «No Billag», le oui fait la course en tête. Vers un changement de stratégie?

Le nouveau sondage intègre les classes d'âge allant de 18 à 75 ans.

Le nouveau sondage intègre les classes d'âge allant de 18 à 75 ans. Image: Keystone

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C’est un cadeau de Noël dont le service public se serait bien passé. Selon un nouveau sondage publié le 24 décembre dans la SonntagsZeitung et Le Matin Dimanche, 56,6% des Suisses seraient prêts à voter en faveur de l’initiative «No Billag», qui veut supprimer toute redevance radio-TV.

L’enquête a été menée en ligne du 7 au 18 décembre, de nouveau par Marketagent. Un institut qui a fait beaucoup parlé de lui lors de la dernière vague de ce sondage. Le fait d’avoir exclu les plus de 65 ans avait jeté le discrédit sur les premiers résultats. On estimait alors que les aînés étaient les plus à même de rejeter l’initiative. Cette fois-ci, les 1264 participants regroupent des classes d’âge allant de 18 à 75 ans.

Or les résultats de cette enquête confirment ceux publiés au début du mois. Les différences sont même inférieures à la marge d’erreur de 3,5%. Les opposants se sont certes renforcés, passant de 34 à 38%. Mais cette augmentation s’est faite avant tout au détriment des indécis, qui ne sont plus que 5,4%, contre 8,3% auparavant. Le camp des partisans qui réunissait 57,3% début décembre s’est à peine érodé. Les sondés convaincus de voter oui sont même plus nombreux.

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Le compte à rebours a commencé avant le scrutin planifié le 4 mars. Il reste un peu plus de deux mois aux opposants pour renverser la vapeur. Jusqu’ici ils ont surtout rappelé que, si cette initiative passe, c’est la fin de la SSR et de nombreuses radios et télévisions régionales qui bénéficient de ce soutien. L’argument répété en boucle sur les réseaux sociaux, mais aussi par Doris Leuthard, ne passe pas. C’est ce que révèle aussi cette enquête. Seules 17,7% des personnes interrogées croient vraiment à une disparition de la SSR en cas de oui.

Cette situation inquiète les opposants à «No Billag», notamment les présidents du PDC et du PS. Aux premières lignes pour combattre le texte, tous deux critiquent la tournure prise par la campagne et appellent à un changement de stratégie. Le président du Parti démocrate-chrétien Gerhard Pfister invite les employés de la radio-TV à rester tranquilles jusqu’à la votation du 4 mars et la SSR à «accepter les critiques sur le service public au lieu de répondre dans la panique». Le président du PS Christian Levrat n’est pas en reste. «La SRG et ses alliés devraient communiquer de manière plus objective, car les faits parlent clairement pour un non.»

En effet, ce que dit aussi ce sondage, c’est que les Suisses sont très majoritairement satisfaits des programmes qu’offre la SSR. Ils sont même plus de 60% à l’affirmer. (TDG)

Créé: 26.12.2017, 20h47

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