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Qui est M., l'ami et meurtrier de la jeune Sara?

Le garçon de 19 ans, suspecté d'avoir tué sa petite amie Sara, retrouvée dans les marais d'Yverdon, est un ancien mineur non accompagné au parcours difficile. Il a laissé un lugubre poème.

Il y a cinq ans, le migrant passé par l’Iran se faisait remarquer par son charme, sa discrétion, puis par sa déprime et ses addictions. Il a finalement avoué avoir tué son amie, dans ce qui semblait être un ultime rendez-vous.
Il y a cinq ans, le migrant passé par l’Iran se faisait remarquer par son charme, sa discrétion, puis par sa déprime et ses addictions. Il a finalement avoué avoir tué son amie, dans ce qui semblait être un ultime rendez-vous.
DR

«Je suis un Titanicbrisé dont l’amour est mort et disparu.» Ce sont quelques mots du poème de M.* qui n’ont d’abord interpellé personne. Il les a publiés le 29 décembre dernier sur Facebook, dans sa langue maternelle, le farsi. Aujourd’hui, ces vers glacent le sang. Deux jours plus tôt, des milliers de Vaudois diffusaient l’avis de disparition de Sara, une Afghane de 17 ans, domiciliée à Baulmes. Son amie ou ex-amie, selon les sources. En réalité, le jour même, M. tuait sa compatriote sur les rives du lac de Neuchâtel, à quelques pas d’Yverdon, avant d’abandonner sa dépouille dans les marais brumeux de la Grande-Cariçaie.

Funeste poésie: dans un farsi difficile, M. semblait confier, dans le vide, sa détresse deux jours après avoir tué Sara, 17 ans.
Funeste poésie: dans un farsi difficile, M. semblait confier, dans le vide, sa détresse deux jours après avoir tué Sara, 17 ans.

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