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Votations 9 févrierVote sur l'homophobie et les logements abordables

La norme pénale anti-homophobie a de bonnes chances de s'imposer tandis que les choses sont plus incertaines pour l'immobilier.

Les jeux sont presque faits sur l'initiative populaire pour des logements abordables et la norme pénale anti-homophobie.

Le texte de l'Association suisse des locataires doit réunir la double majorité du peuple et des cantons et les derniers sondages ne parient plus sur un «oui». Le cas échéant, la Confédération et les cantons devront construire davantage d'habitations à loyer modéré. L'initiative exige 10% de logements d'utilité publique dans le parc immobilier, soit plus du double du niveau actuel.

Pour ses défenseurs, c'est le seul moyen de stopper la spéculation immobilière qui voit les locataires payer toujours plus cher et les investisseurs engranger des bénéfices record. Les programmes publics devant encourager des assainissements n'entraînant pas la perte de logements modérés, le texte permettra une répartition équitable des coûts de la transition énergétique.

Les opposants jugent au contraire que les propriétaires risquent de renoncer à des travaux nécessaires. Selon eux, il est de toute façon superflu d'intervenir sur un marché qui fonctionne via un quota rigide qui ne permettra pas de coller aux réalités locales. L'objectif irréaliste risque de coûter très cher à la Confédération et aux cantons.

Homophobie

La nome anti-homophobie est de son côté bien partie pour passer le cap en votation selon les derniers sondages. Les opposants à ce texte n'ont obtenu du soutien que dans les cercles proches de l'UDC. Si le peuple donne son feu vert, il ne sera plus possible de propager la haine et d'appeler à la discrimination ou à la violence contre les personnes homo- ou bisexuelles.

Pour l'Union démocratique fédérale et les jeunes UDC à l'origine du référendum, la communauté LGB n'a pas besoin d'être réduite à une minorité qu'il faut protéger. Ils ont aussi dénoncé une loi de censure.

Le camp rose-vert a martelé tout au long de la campagne que le texte n'interdit pas les discussions entre amis, les débats publics ou l'expression de points de vue pour autant qu'ils ne portent pas atteinte à la dignité humaine ou dénient des droits à une personne. Mais la liberté d'expression n'est pas un laissez-passer pour l'appel à la haine et au harcèlement, ont avancé les partisans du texte.

La discrimination fondée sur l'orientation sexuelle n'est aujourd'hui protégée qu'en cas de délits contre l'honneur ou de lésions corporelles. La révision de la loi est partie d'une initiative parlementaire du conseiller national Mathias Reynard (PS/VS).

(AFP)

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