Légumes asiatiques: vrai cocktail de pesticides

Alimentation En 2016 près d'un tiers des échantillons prélevés lors de contrôles aux frontières présentaient une teneur trop élevée en pesticides.

Lors d'un test effectué l'année passée par le laboratoire cantonal de Zurich, 12 échantillons sur 40, soit 30%, n'étaient pas conformes.

Lors d'un test effectué l'année passée par le laboratoire cantonal de Zurich, 12 échantillons sur 40, soit 30%, n'étaient pas conformes. Image: Keystone

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Les légumes asiatiques avaient déjà été pointés du doigt pour leurs résidus de pesticides. C'est pourquoi l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) a tenu à contrôler au niveau national les importations de fruits et légumes en provenance d'Asie.

Lors d'un test effectué l'année passée par le laboratoire cantonal de Zurich, 12 échantillons sur 40, soit 30%, n'étaient pas conformes: 11 à cause de résidus de pesticides et un en raison d'une teneur en nitrates excessive. Six des échantillons incriminés contenaient en tout 17 pesticides, avec des concentrations dépassant les normes légales, selon le rapport annuel de l'OSAV sur les contrôles à la frontière.

Feuilles de coriandre et de piments

Les échantillons avaient été prélevés aux aéroports de Zurich et Genève. Deux d'entre eux contenaient même des quantités de résidus dangereuses pour la santé.

Il s'agissait de feuilles de coriandre et de piments du Vietnam. Les produits en provenance de ce pays avaient le taux de non-conformité le plus élevé (37%), suivi par les denrées venues de Thaïlande (21%).

Le rapport de l'OSAV mentionne également d'autres analyses effectuées par le laboratoire cantonal bernois, qui ont donné des résultats similaires. Treize des 41 échantillons, soit 32%, présentaient des taux d'insecticides supérieurs aux valeurs tolérées.

Deux échantillons de piments du Vietnam et de Thaïlande, de même qu'un échantillon de basilic du Vietnam, contenaient des résidus de huit à onze pesticides différents. Les fruits s'en tirent généralement un peu mieux.

«Mesures drastiques»

Ces résultats confirment que l'autocontrôle dans ce domaine ne suffit pas. Les autorités tentent d'endiguer le problème en prenant «des mesures drastiques» à l'encontre des importateurs fautifs, explique le chimiste cantonal bernois, Otmar Deflorin.

Si des anomalies à répétition sont constatées, les livraisons sont saisies à titre préventif. Et si des résidus dangereux pour la santé sont retrouvés, une plainte est déposée. En se basant sur le nouveau droit alimentaire, l'OSAV prévoit de renforcer systématiquement les contrôles dès le 1er mai 2018, à l'instar de l'Union européenne.

Il est toujours possible qu'à l'avenir des brocolis asiatiques ou du basilic thaï contaminés aux pesticides atterrissent dans les assiettes suisses. Le risque zéro n'existe pas, d'après M. Deflorin.

Le chimiste cantonal ne déconseille pas pour autant de s'en priver. Il en appelle plutôt à la responsabilité individuelle des consommateurs.

L'OSAV rappelle qu'il est toujours possible de se rabattre sur des produits suisses et européens tant que la situation ne s'est pas durablement améliorée. Avec un taux de contestation de 3%, les légumes indigènes s'en sortent bien mieux dans les tests que les variétés exotiques. (ats/nxp)

Créé: 19.07.2017, 18h02

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