Quand nos lecteurs testent leur degré de populisme

SondagePlus de 9000 personnes ont participé à notre sondage en ligne. Voici les résultats.

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Suis-je populiste? Et à quel point? Depuis mars, 9198 personnes se sont confrontées à cette délicate question en participant à notre questionnaire en ligne. En pleine année d’élections fédérales et européennes, il nous est apparu intéressant d’interroger et d’explorer la notion de populisme à travers un dossier spécial.

Dans ce cadre, un sondage a été développé en collaboration avec un réseau international de chercheurs qui travaillent sur les causes et les conséquences du phénomène. Sur les sites des titres alémaniques de Tamedia (ndlr: l’éditeur de «24heures» et de la «Tribune de Genève»), 100'000 personnes ont pris part au sondage.

Les réponses des participants

Si les résultats ne sont pas représentatifs du lectorat de «24 heures» et de la «Tribune de Genève» dans son ensemble, les 9000 sondés s’avèrent en moyenne légèrement populistes. Et de gauche. Rapporté aux personnalités politiques de Suisse et d’ailleurs qui ont été évaluées, leur positionnement politique se rapproche le plus de celui de Barack Obama, l’ancien président des États-Unis.

En comparaison, les participants au sondage sur le site du «Tages-Anzeiger», média zurichois, se positionnent davantage à gauche et un peu plus populistes que nos utilisateurs, tandis que les internautes de la «Basler Zeitung», l’ancien journal de Christoph Blocher, s’inscrivent en moyenne dans la catégorie des populistes de droite.

L’âge n’y change pas grand chose

L’inflexion des participants à notre sondage vers le populisme diminue légèrement avec l’âge, tandis que le positionnement politique glisse un peu vers la droite. Mais les différences sont minces.

Les sondées se montrent plus populistes et plus à gauche, mais elles sont aussi moins nombreuses à avoir testé leur degré de populisme.

C’est grave, docteur?

Lorsqu’on parle de populisme, les visages de Donald Trump ou de Matteo Salvini viennent immédiatement à l’esprit. Le panel d’experts auquel nous avons fait appel pour notre dossier s’entend néanmoins sur une définition de base plus englobante. Le populisme est une idéologie que l’on peut retrouver partout sur l’échiquier politique, qui glorifie le peuple comme un tout homogène et cultive un côté antiélites, avec une propension à faire appel à un discours simpliste.

Est-ce grave d’avoir un côté populiste? «Pour moi, être populiste n’est pas connoté négativement. On parle d’idéologie populiste, comme d’idéologie socialiste ou libérale», répond pour sa part Yannis Papadopoulos, professeur en politique suisse à l’Université de Lausanne. Mais la perception populaire est différente. D’où la surprise exprimée par certains sondés de se retrouver du côté inattendu de l’axe. Fait intéressant: le média britannique «The Guardian», le premier à avoir publié ce quiz sur le populisme, a enregistré des résultats comparables, à savoir que les sondés se découvrent plus populistes que ce qu’ils pensaient être.

Notre sondage: «Où vous vous situez sur l’échelle du populisme?»

Créé: 01.05.2019, 07h41

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