Passer au contenu principal

CoronavirusIsabelle Moret veut maintenir la session du parlement

La présidente du Conseil national estime que le parlement «participe à l'action du pays face à la crise» du coronavirus.

La présidente du Conseil national Isabelle Moret défend dimanche la tenue à partir du 4 mai de la session parlementaire extraordinaire, malgré la pandémie due au coronavirus. Le parlement a un «rôle constitutionnel clé», argue la libérale-radicale vaudoise.

«Il participe à l'action du pays face à la crise et il a la possibilité d'édicter des ordonnances urgentes, comme le Conseil fédéral», déclare Isabelle Moret dans un entretien diffusé par «Le Matin Dimanche». À l'instar de son homologue des États Hans Stöckli samedi, elle rappelle que le législatif fédéral a également la haute surveillance sur l'activité du gouvernement.

«Le Conseil fédéral a [...] indiqué clairement que le parlement n'est pas considéré comme une manifestation», ajoute l'élue vaudoise. Pour endiguer la progression de la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19), le gouvernement a interdit tout rassemblement de plus de cinq personnes.

La pandémie ne permettant pas aux Chambres fédérales de siéger en toute sécurité entre leurs murs, le parlement fédéral se réunira à Bernexpo. La session extraordinaire d'une semaine sera consacrée seulement au coronavirus. Les parlementaires devront notamment avaliser les crédits prévus pour parer à la crise du coronavirus.

Respect des règles de l'OFSP

«Nous avons à cœur de respecter les règles de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP)», précise Isabelle Moret, pointant en particulier les deux mètres de distance entre personnes. Selon elle, les activités autour de la session seront réduites. «Les parlementaires pourront manger sur place. Les services du parlement et les médias seront en présence réduite», assure-t-elle.

Aucun test négatif au Covid-19 ne sera nécessaire pour participer à la session. «J'en appelle à la responsabilité de chacun», poursuit-elle. Si des élus sont malades ou font partie des personnes vulnérables, «ils doivent rester chez eux». La présidente du Conseil national s'attend toutefois à des délibérations plus lentes que d'habitude, en raison des règles d'hygiène et de distance sociale. «Le Conseil national et le Conseil des États siégeront en alternance à Bernexpo», précise-t-elle.

La délégation des finances du parlement a déjà approuvé tous les crédits urgents demandés par le Conseil fédéral pour lutter contre les effets de la crise du coronavirus sur l'économie. Mais les Chambres fédérales doivent encore valider ces crédits, qui portent sur un montant de 30,7 milliards de francs.

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.