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L'initiative de limitation est «dangereuse» pour Spuhler

L'ancien conseiller national UDC va s'engager contre le texte de son parti, qui conduirait les bilatérales «dans le mur».

Selon Peter Spuhler, négocier l'abolition de la libre circulation des personnes est une bonne chose, mais le problème est que le texte de l'initiative ne prévoit que 12 mois pour cela.
Selon Peter Spuhler, négocier l'abolition de la libre circulation des personnes est une bonne chose, mais le problème est que le texte de l'initiative ne prévoit que 12 mois pour cela.
Keystone

L'ancien conseiller national UDC Peter Spuhler (TG) met en garde contre l'initiative de limitation de son parti qui conduirait les bilatérales «dans le mur». Il s'engagera contre le texte, indique-t-il dans une interview publiée samedi par les journaux de CH-Media.

L'initiative est une attaque frontale non seulement contre la libre circulation des personnes mais aussi contre les accords bilatéraux dans leur ensemble car «si la libre circulation des personnes est abolie, c'est l'ensemble des accords bilatéraux I qui est en danger», relève-t-il. C'est pourquoi il considère que l'initiative est extrême.

«Elle est dangereuse pour la place économique suisse. Je ne comprends pas pourquoi l'UDC soutient cette initiative. En tant qu'entrepreneur je dois et je vais m'engager contre le texte», souligne le président du conseil d'administration de Stadler Rail.

Un «non clair»

Selon lui, négocier l'abolition de la libre circulation des personnes est une bonne chose, mais le problème est que le texte de l'initiative ne prévoit que 12 mois pour cela. Si aucun résultat n'est obtenu dans ce délai, l'accord devra être résilié. Tout le monde sait que 12 mois ne seront jamais suffisants. Il suffit de voir le Brexit, détaille-t-il.

Peter Spuhler espère un «non clair» de la population afin que «nous puissions poursuivre sur la voie royale des accords bilatéraux», essentielle pour l'industrie d'exportation. Dans le même temps, il souligne que le problème de l'immigration excessive doit être résolu, «mais s'il vous plaît, pas de façon extrême».

Il avait lui-même proposé que la Suisse puisse décider unilatéralement de quotas en fonction de certains critères tels qu'un niveau de chômage élevé ou une croissance économique négative. «Je suis conscient que l'UE hurlerait», avance-t-il, mais «nous les Suisses devons redevenir plus audacieux et un peu plus effrontés».

(ats)

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