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Un incendiaire présumé reste en préventive

Un homme accusé de l'incendie de plusieurs véhicules militaires à Hinwil (ZH) et d'autres délits reste détenu jusqu'à son procès.

Dans un arrêt publié jeudi, le Tribunal fédéral rejette le recours d'un prévenu soupçonné d'appartenir au milieu anarchiste, pour éviter qu'il ne prenne la fuite. Le TF confirme ainsi la position de la Cour suprême du canton de Zurich. Cette dernière a estimé qu'aucune mesure plus clémente ne permettait d'écarter le risque que l'accusé ne se soustraie à l'action de la justice.

En effet, ce Suisse de 32 ans a déjà séjourné pour de longues périodes à l'étranger. Selon ses propres dires, il a aussi travaillé en Turquie. Il ressort aussi du jugement de Mon Repos, que de nombreux messages de solidarité avaient été lancés par des anarchistes de Vienne et de Berlin après «l'arrestation d'un compagnon de route à Zurich».

Le Ministère public mène depuis novembre 2017 une procédure pénale contre cet homme. Au départ, des appels publics à des délits ou à la violence lui étaient reprochés. Désormais, il répond de plusieurs incendies ainsi que de nombreux dommages à la propriété et violations de domicile. Le Parquet pourrait requérir une peine de quatre ans.

En détention pour motifs de sûreté

Selon l'arrêt du Tribunal fédéral, le recourant aurait placé, ou laissé placer, dans la vitrine d'une bibliothèque des affiches qui appelaient à commettre des dommages et des violences. Ces actes visaient des entreprises et des personnes impliquées dans l'extension d'une prison à Bâle ainsi que dans la construction du centre de justice et de police à Zurich.

L'ADN du prévenu s'est révélé positif pour deux autres affaires: son profil génétique a été aussi retrouvé sur les lieux de l'incendie de plusieurs véhicules de l'armée à Hinwil fin septembre 2015. Ainsi qu'à l'occasion de l'attentat de juillet 2016 contre l'émetteur radio de la police de la Ville de Zurich au Waidberg.

Après un interrogatoire en février 2018, la police avait relâché le suspect mais l'avait placé sous surveillance. Fin janvier 2019, il a été finalement arrêté et placé en détention pour motifs de sûreté. (arrêt 1B_503/2019 du 29 octobre 2019)

(ats)

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