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Les hôteliers romands en colère contre Airbnb

L’Association romande des hôteliers exige que les loueurs qui mettent leur logement sur Airbnb soient soumis aux mêmes règles et législations. Ils interpellent les élus cantonaux.

L'offre d'Airbnb en Suisse (ici à Genève) atteint désormais 34% de l'offre hôtelière.
L'offre d'Airbnb en Suisse (ici à Genève) atteint désormais 34% de l'offre hôtelière.
Airbnb

«Des hébergeurs clandestins.» Pour qualifier les utilisateurs de la plateforme du géant de la location touristique Airbnb, l’Association romande des hôteliers (ARH) (qui ne comprend pas les cantons de Genève et du Valais) ne mâche pas ses mots. À l’occasion d’un point presse tenu ce jeudi matin, l’ARH interpelle les gouvernements et parlements cantonaux pour que tous les hébergeurs soient soumis «aux mêmes règles du jeu» et cible particulièrement les loueurs qui mettent leur bien sûr la plateforme américaine.

Concrètement, les hôteliers déplorent qu’un bon nombre d’obligations auxquelles ils sont soumis ne s’appliquent pas à ces nouveaux marchés qui ont fait leur lit. Ainsi, ceux-ci échapperaient à l’impôt sur les revenus tirés de la location, au paiement de la TVA et de la taxe de séjour, s’éviteraient de remplir des bulletins d’arrivée ou encore n’auraient pas, contrairement aux hôtels, l’obligation de respecter des normes incendies strictes.

Un phénomène loin d’être marginal

Par ailleurs, ajoute l’ARH, «de nombreuses sociétés de services gravitent autour de ces hébergeurs pour l’accueil du client ou le nettoyage». Et de s’interroger: «Sont-ils soumis à la convention collective de travail que tout hôtelier doit respecter?» Si la colère gronde, c’est que les professionnels estiment que la réglementation existe et qu’il suffirait de veiller à son application pour ces loueurs. Dans les faits, certains cantons dont Bâle, Zurich et Zoug ont déjà un accord avec Airbnb qui prélève automatiquement la taxe de séjour. Genève, Neuchâtel et Fribourg ont entrepris les mêmes réflexions. Mais ce n’est qu’une partie du problème.

Surtout, les hôteliers s’alarment sur la «progression phénoménale» d’Airbnb dont les 95'000 lits proposés à la location en Suisse correspondent à 34% de toute l’offre hôtelière. Selon les dernières données récoltées par l’Observatoire valaisan du tourisme qui suit l’évolution du phénomène à l’échelon national depuis 2014, la croissance ralentissait et le nombre de lits se stabilisait. Mais cela ne devrait pas suffire à calmer la fronde des hôteliers qui attendent des mesures immédiates. Notons enfin que dans le monde, les hôteliers réagissent. Le groupe Marriott, l’un des plus importants, envisage ainsi de se mettre à la location entre particuliers.

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