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Les Helvètes de l'étranger veulent se faire entendre

Après trois jours, le Congrès des Suisses de l'étranger a réuni près de 320 Helvètes venus du monde entier. La question du vote à distance reste le point essentiel.

Grâce aux nouvelles technologies de l'information, «les Suisses de par le monde peuvent faire entendre leur voix», a rappelé Jacques-Simon Eggly, président de l'Organisation des Suisses de l'étranger (OSE).
Grâce aux nouvelles technologies de l'information, «les Suisses de par le monde peuvent faire entendre leur voix», a rappelé Jacques-Simon Eggly, président de l'Organisation des Suisses de l'étranger (OSE).

Durant trois jours, près de 320 Suisses venus du monde entier se sont retrouvés à Baden (AG) pour le 92e Congrès des Suisses de l'étranger.

Au centre des débats, le vote électronique et l'importance des réseaux sociaux, pour que les Helvètes de l'étranger puissent faire entendre leur voix. Pour le conseiller fédéral Alain Berset, ces émigrés sont les plus importants ambassadeurs de la Suisse.

Les plus importants ambassadeurs

«Les 750'000 Suisses de l'étranger sont les plus importants ambassadeurs de notre pays», a notamment déclaré Alain Berset devant les représentants de la 5e Suisse réunis samedi. Sur le plan institutionnel, ce rôle d'ambassadeur est parfaitement rempli par les écoles suisses à l'étranger, a ajouté le ministre de l'éducation.

Devant les délégués, le conseiller fédéral a mis en évidence «la ressource la plus importante de la Suisse, à savoir son système de formation reconnu dans le monde entier pour sa qualité et ses compétences».

Le ministre de l'éducation a ainsi rappelé que les Chambres fédérales avaient adopté au début de l'année la loi sur les écoles suisses à l'étranger, qui donne à ces établissements plus d'autonomie et les renforce. Fréquentées majoritairement par des élèves étrangers et non suisses, ces écoles sont au nombre de 17. La Confédération les soutient à raison de 20 millions de francs par an.

Stimuler la participation politique

Grâce aux nouvelles technologies de l'information, «les Suisses de par le monde peuvent faire entendre leur voix», a rappelé pour sa part Jacques-Simon Eggly, président de l'Organisation des Suisses de l'étranger (OSE) et ancien conseiller national genevois libéral. «Il faut donner la possibilité aux Suisses de l'étranger de jouer un rôle actif dans les débats», a-t-il encore déclaré.

L'OSE est d'avis qu'il est essentiel de stimuler la participation politique des Helvètes, qui ont émigré. Le vote électronique, pour autant qu'il remplisse toutes les conditions de sécurité, offre des perspectives «enthousiasmantes», poursuit l'organisation.

Et M. Eggly de rappeler que lors des votations de mai dernier, jusqu'à 66% des citoyens vivant hors de Suisse ont pu voter électroniquement dans les onze cantons qui le permettaient. Un taux élevé, qui confirmerait une tendance à la hausse constatée lors des derniers scrutins, selon le président de l'OSE.

Maintenir l'obligation d'inscription

Le Genevois a encore présenté la résolution demandant le maintien de l'obligation d'immatriculation dans le cadre de la loi sur les Suisses de l'étranger. Le texte avait été adopté la veille par le Conseil des Suisses de l«étranger (CSE), qui joue le rôle de Parlement de la 5e Suisse.

Il n'est en effet pour l'instant pas prévu, dans la nouvelle mouture de la loi sur les Suisses de l'étranger, que les personnes vivant à l'étranger soient obligées de s'enregistrer auprès d'un consulat ou d'une ambassade.

Relations bancaires difficiles

Les 87 délégués du CSE présents vendredi ont également adopté une résolution concernant les relations bancaires. Le texte, émanant de la communauté suisse vivant aux Etats-Unis, demande que la Confédération charge Postfinance de permettre à tous les Helvètes de l'étranger d'ouvrir des comptes et maintenir des relations bancaires en Suisse.

L'OSE avait déjà critiqué jeudi lors de l'ouverture du congrès le fait qu'il devienne de plus en plus compliqué d'ouvrir un compte auprès d'un institut bancaire suisse. En cause: une réglementation plus sévère, et l'insécurité juridique actuelle, notamment pour les clients suisses vivant aux Etats-Unis, qui seraient considérés comme «à risque».

Non à Ecopop

L'assemblée des délégués avait auparavant encore débattu et pris position sur l'initiative Ecopop. Une large majorité appelle à rejeter cette initiative, soumise au peuple le 30 novembre prochain.

En plus de vouloir limiter la croissance de la population en Suisse due à l'immigration, elle exige également que 10% des fonds de l'aide au développement aillent au contrôle des naissances dans les pays pauvres.

La réunion annuelle de l'OSE se veut une plate-forme de discussion et de réflexion. Près de 732'000 Suisses vivent hors des frontières nationales, parmi lesquels 155'000 sont inscrits pour exercer leurs droits politiques.

(ats)

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