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RéactionsLa hausse des tarifs des transports fraîchement accueillie

La hausse de 2,9% du prix des transports publics, prévue en décembre, a été accueillie sans enthousiasme par la FRC et l'organisation de défense des usagers du rail Pro Bahn (Pro Rail Suisse).

Les CFF regrettent la hausse «nécessaire» du prix des transports publics.
Les CFF regrettent la hausse «nécessaire» du prix des transports publics.
Keystone

L'Association transports et environnement (ATE) invite quant à elle les cantons et la Confédération à assumer leurs responsabilités.

L'augmentation était attendue, car il y a eu développement de l'offre, fait remarquer vendredi Nadia Thiongane de la Fédération romande des consommateurs (FRC). Ce n'est toutefois pas à l'usager de payer entièrement la facture. La répartition du coût pourrait être plus équilibrée. La Confédération et les cantons devraient y contribuer davantage, estime-t-elle.

Pour la FRC, des solutions doivent être trouvées par les transports publics pour mieux rentabiliser leurs capacités, et notamment inciter les usagers à voyager lorsque les trains sont moins bondés. Mme Thiongane admet que cela implique des habitudes à changer, des horaires de travail à adapter.

De son côté, l'organisation de défense des usagers du rail Pro Bahn (Pro Rail Suisse) ne comprend pas que cette augmentation soit une fois de plus supérieure au renchérissement annuel. Et de rappeler que les voyageurs ont subi plusieurs augmentations de prix ces dernières années.

L'Association transports et environnement (ATE) attend quant à elle plus d'efforts des cantons et de la Confédération. Elle constate un décalage entre la planification à long terme des pouvoirs publics et la volonté réelle d«indemniser les coûts résultant de cette planification. Au final, ce sont «les entreprises de transports qui assument unilatéralement le risque», relève ainsi l'organisation.

Dilemme pour M. Prix

Le Surveillant des prix, Stefan Meierhans, va examiner d'un oeil critique cette hausse. Mais il nuance: «Dans ce domaine délicat, il faut faire en sorte que les gens continuent de prendre le train tout en veillant à assurer une pérennité aux transporteurs», a-t-il déclaré.

Interrogé sur les critiques exprimées envers les cantons et la Confédération, il estime que c'est une question du ressort de la politique. Il rappelle cependant que le vote du peuple en février sur le fonds ferroviaire FAIF a envoyé un signal clair pour un renforcement de l'offre du rail.

Heures creuses

Les CFF regrettent la hausse «nécessaire» du prix des transports publics. Pour tenter de rester attractifs, gagner de nouveaux clients aux heures moins fréquentées, la compagnie a annoncé vendredi qu'elle double dès à présent le nombre de billets dégriffés valables en dehors des heures de pointe. Le quota de ces sésames à prix réduit passe de 50'000 à 100'000.

Ce projet de remplir les trains aux heures creuses mérite d'être soutenu, estiment la FRC et Pro Bahn (Pro Rail Suisse). Elles soulignent que les solutions ne sont pas simples à concevoir en raison des horaires de travail. Pro Bahn (Pro Rail Suisse) ajoute qu'il faut fixer des règles claires et éviter tout malentendu comme l'idée «d'usagers de troisième classe».

ats

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