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Gondo manque de place pour les cryptomonnaies

Le village de Gondo veut profiter de la ruée vers l'or numérique mais le manque de terrains à bâtir menace ses ambitions.

Gondo ne s'est jamais vraiment remis de la catastrophe du 14 octobre 2000. Il veut tourner la page avec les cryptomonnaies.
Gondo ne s'est jamais vraiment remis de la catastrophe du 14 octobre 2000. Il veut tourner la page avec les cryptomonnaies.
Keystone

Le petit village de Gondo (VS) s'est fait un nom dans le milieu des cryptomonnaies. Mais désormais, il manque de place, comme le raconte la NZZdans son édition de lundi.

Lorsque l'entreprise Alpine Mining s'installe à Gondo il y a sept mois, elle choisit le village en raison de tarifs d'électricité relativement faibles. En outre, les coûts de réseau sont extraordinairement bas. Tout pour séduire une industrie dont les besoins énergétiques sont colossaux.

A la recherche de terrains

La commune a donc fait aménager une partie de ses installations de protection civile et a mis en service un deuxième site de «minage» de cryptomonnaies dans un garage pour poids lourds à l'extérieur du village. Il faut dire que la demande ne faiblit pas, les autorités communales recevant chaque semaine deux à trois demandes d'implantation.

Mais le village arrive au bout de ses capacités. «Pour chaque site supplémentaire, il faudrait construire un deuxième transformateur et renforcer les lignes», explique le vice-président du village, Paul Fux. Surtout, Gondo doit affronter le manque de place.

Demande de dézonage

Selon les autorités communales, il faudrait environ 500 mètres carrés pour loger les futures entreprises spécialisées dans la création de «blockchain». Le village ne dispose que de quatre petites parcelles non construites et la municipalité cherche à «rezoner» une parcelle, actuellement dédiée aux sports et à la détente, en terrain à bâtir. La parcelle est très prometteuse puisqu'elle se trouve au sud du village, près du transformateur et du centre de protection civile.

Mais la nouvelle loi sur l'aménagement du territoire est très claire. «Nous devons rezoner d'autres terrains à bâtir pour obtenir des surfaces industrielles et commerciales, ce que nous n'avons pas ici», se plaint le président de la commune Roland Squaratti. Qui espère la bienveillance du canton. «Nous avons cherché durant des années à attirer des entreprises et nous devrions y renoncer à présent en raison de l'aménagement du territoire. Ce serait très ennuyeux.»

Encore des mois à attendre

Cela fait des mois que la demande a été envoyée à Sion, toujours sans réponse. Et pour cause, comme l'explique Damian Jerjen, chef du Département valaisan de l'aménagement du territoire: le dossier doit encore recevoir le feu vert de Berne. Le canton a approuvé le nouveau plan directeur début mars et le soumettra à la Confédération début juin. Il s'attend à ce que le plan soit approuvé d'ici la fin de l'année, avec exemption pour l'obligation de compensation.

Damian Jerjen confirme que le dossier de Gondo n'est pas bloqué. Il est à l'étude et après qu'une demi-douzaine de départements cantonaux et fédéraux se soient exprimés, le canton devrait rapidement donner son avis. A priori, il n'y a pas d'objection à l'implantation des entreprises «blockchain» et le rezonage devrait être autorisé, moyennant des conditions. La procédure devrait durer six mois.

Assez pour mettre la commune de Gondo sur des charbons ardents, elle qui doit geler les demandes des entreprises et qui craint de voir laisser s'échapper cette ruée vers l'or numérique.

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