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SuisseUne forte pollution de l'air serait camouflée

La Suisse connaît parfois des pics de pollution alarmants, mais les autorités préfèrent ne pas donner l'alerte.

Des instruments de mesure de pollution de l'air.
Des instruments de mesure de pollution de l'air.
Keystone

C'est un constat inquiétant que dresse «Le Temps» mardi. En effet, la Suisse dépasserait régulièrement les pics de pollution autorisés par l'ordonnance sur la protection de l'air. Mais les autorités préfèrent ne pas donner l'alerte auprès de la population.

Le journal prend l'exemple du 20 octobre dernier à Morges, un samedi radieux où de nombreux habitants de Morges étaient de sortie. Or le taux de microparticules dans l'air était de 56 microgrammes/m3, alors que la limite autorisée est de 50. La population aurait donc dû rester chez elle, fenêtres fermées. Pourtant le canton de Vaud n'a rien dit.

Plus nocive que la cigarette

Les autorités expliquent au journal qu'il aurait fallu que le taux soit supérieur à 75 microgrammes/m3 et que la météo ne montre pas d'amélioration durant trois jours pour qu'elles prennent des mesures. Entre 2008 et 2017, neuf situations de pollution élevée ont été enregistrées mais un plan d'action n'a été déclenché que quatre fois.

Des experts interrogés par «Le Temps» s'inquiètent. En effet, une étude a révélé il y a un mois que la pollution de l'air était plus nocive que la cigarette. Un cardiologue de Genève explique de son côté que son impact sur les maladies cardiovasculaires a longtemps été sous-estimé.

Infarctus et AVC

Selon lui, les microparticules peuvent augmenter le risque de développer un diabète ou de l'hypertension, et in fine des infarctus et des AVC. Un pneumologue du CHUV renchérit et s'étonne lui de voir autant de constructions de logements le long des autoroutes.

Dans un audit publié lundi, le Contrôle fédéral des finances rappelle que la Suisse peut mieux faire en matière de lutte contre la pollution de l'air. Il a souligné que la présence de polluants comme les particules de poussières fines coûte, en matière de santé et d'environnement, plus de onze milliards de francs par an.

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