Formé en Suisse, il soutient les jeunes au Kosovo

KosovoVllaznim Xhiha, qui a grandi et fait fortune en Suisse, est rentré au Kosovo et s'investit désormais pour l'encouragement de jeunes talents.

Vllaznim Xhiha, né en 1952, est passé par les bancs de l'école en Suisse, puis par l'EPFZ.
Vidéo: Keystone

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Depuis la fin de la guerre au Kosovo, plus de 35'000 Kosovars ont quitté la Suisse pour rentrer au pays. L'un d'eux, Vllaznim Xhiha, qui a grandi à Zurich avant de faire fortune au Tessin, s'investit pour l'encouragement de jeunes talents. Portrait d'un philanthrope.

Vllaznim Xhiha, né en 1952, est passé par les bancs de l'école en Suisse, puis par l'EPFZ. Il lance en 1993 une petite entreprise Newave, spécialisée dans des appareils d'approvisionnement en électricité sans interruption, qu'il revend en 2012 pour 170 millions de francs. Après 25 ans d'exil, il décide alors de rentrer au pays où il crée la fondation «Bonevet», un nom qui signifie Do it yourself ou fais-le toi même.

Son but: offrir une formation à des enfants et des adolescents en programmation, électronique et mécanique. Le système scolaire du Kosovo est encore lacunaire dans ces domaines pointus. Il importe de donner accès aux jeunes à ces techniques. Ce sont les ingénieurs et les leaders de demain, explique Vllaznim Xhiha.

Développer l'individu

Outre l'apprentissage de l'informatique ou de la mécanique, la fondation met à disposition un cadre pour d'autres activités, tels des jeux de logique, la lecture ou l'apprentissage des langues. L'interaction entre les enfants et le développement de l'esprit critique fait également partie de Bonevet. «Nous encourageons le développement complet de l'individu», selon le philanthrope.

Vllaznim Xhiha ne s'est pas contenté de soutenir les jeunes de son pays. Ingénieur en électrotechnique, il a enseigné à l'institut technologique à Pristina et aidé à la construction du réseau d'eau de la capitale du Kosovo.

«Ce pays manque d'ingénieurs et de techniciens performants», selon le double national. En Suisse, j'ai beaucoup appris et je veux mettre en oeuvre mon savoir au Kosovo et le transmettre aux générations futures, explique-t-il.

Au début de ses activités, en 2015, Bonevet a enregistré 260 élèves. En 2018, ce chiffre a atteint 625. Au total, plus de 5000 jeunes ont participé aux différents projets de l'institution depuis ses débuts. Le premier centre a été lancé dans la petite ville de Gjakova. Un deuxième a suivi en 2017 à Pristina. Deux autres sont venus après, l'un à Kaçanik et l'autre à Tirana, la capitale d'Albanie.

Dernier conflit en ex-Yougoslavie, la guerre du Kosovo entre forces serbes et guérilla indépendantiste kosovare albanaise avait fait plus de 13'000 morts entre 1998 et 1999. Il a forcé 850'000 personnes à fuir la région. (ats/nxp)

Créé: 26.01.2020, 13h47

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