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SuisseLa Finma épingle Gazprombank

La filiale helvétique de la banque russe n'aurait pas respecté la loi sur le blanchiment d'argent.

Une vue de la banque russe, à Zurich.
Une vue de la banque russe, à Zurich.
Keystone

L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) reproche à la filiale suisse de la banque russe Gazprombank d'avoir «gravement enfreint» les règles de lutte contre le blanchiment d'argent. Elle lui a interdit d'accepter de nouveaux clients privés.

Les investigations à l'encontre de l'établissement avaient été entamées après les révélations des «Panama Papers», qui ont éclaboussé en 2016 de nombreuses personnalités et sociétés à travers le monde.

Grave infraction

La procédure a montré que, «de 2006 à 2016, Gazprombank Suisse avait gravement enfreint les obligations de diligence exigées par la loi sur le blanchiment d'argent», a indiqué jeudi la Finma dans un communiqué.

«La banque a insuffisamment clarifié l'arrière-plan économique de relations d'affaires et de transactions présentant des risques accrus de blanchiment d'argent», a expliqué l'organisme de la Confédération.

Etant donné «les lacunes constatées dans le dispositif de prévention du blanchiment», la FINMA «a interdit à Gazprombank Suisse d'élargir ses activités d'affaires avec des personnes privées» et la banque «doit surveiller de près les relations existantes».

Pas suffisamment de soin

La Finma lui reproche notamment de ne pas avoir examiné «avec le soin nécessaire certaines relations d'affaires et transactions» et de n'avoir «pas non plus garanti que ces cas soient dûment documentés». «Elle a bien requis des justificatifs, mais souvent sans en vérifier la plausibilité», a-t-elle précisé.

Un «grand nombre de ces manquements sont liés à des relations initiées par l'établissement qui précédait Gazprombank, à savoir la Russian Commercial Bank, avant 2009», a ajouté la Finma.

A la suite des révélations des Panama Papers, publiées en avril 2016, le gendarme de la place financière a procédé à des vérifications auprès de plus d'une trentaine de banques suisses. Des clarifications approfondies ont été menées pour près de 20 d'entre elles.

AFP

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