Feu vert bernois au dossier électronique du patient

SantéLa loi fédérale entre en vigueur le mois prochain. Vaud et Genève ont pris les devants.

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Le Conseil fédéral a donné le coup d’envoi au dossier électronique du patient. Selon la nouvelle législation, qui entre en vigueur le 15 avril, les patients seront libres d’ouvrir un tel dossier, qui contiendra les «données médicales pertinentes pour le traitement». Chacun décidera ce qu’il voudra y voir figurer et pourra limiter l’accès à certains professionnels de la santé. Les assureurs et les employeurs ne pourront pas le regarder.

«C’est une bonne nouvelle, s’exclame Chantal Grandchamp, cheffe de service adjointe au Service de la santé publique vaudois. Les règles fédérales permettent de savoir clairement dans quel cadre nous évoluons. Les partenaires peuvent aussi se lancer de manière plus sécurisante sur le long terme.» Satisfaction, aussi, à Genève: «Nous obtiendrons ainsi une accréditation formelle, réagit Adrien Bron, directeur général de la santé. Et la Confédération a prévu de soutenir financièrement les cantons.»

Tous deux précisent que les systèmes déjà adoptés sont conformes aux règles nationales. Vaud et Genève, en effet, n’ont pas attendu pour agir. Pionniers, les Genevois ont débuté les premiers tests en 2011. Aujourd’hui, quelque 22'000 patients sont intégrés au système mondossiermedical.ch.

Les Vaudois, eux, ont mis la priorité sur les malades chroniques. Un projet pilote, nommé «plan de médication partagé», a démarré en 2015 dans le Nord vaudois. Il met en relation médecins et pharmaciens. Une petite centaine de personnes (qui prennent régulièrement plus de trois médicaments) participe au projet, qui sera prochainement étendu au reste du canton.

Vaud et Genève ont adopté une solution technique commune, développée par La Poste. Un groupe de travail a aussi été constitué au niveau romand. «Les cantons doivent se prononcer la semaine prochaine sur la possibilité de créer une même communauté», complète Adrien Bron. Les règles fédérales garantissent des standards techniques. L’objectif, selon Chantal Grandchamp, est que les différents systèmes puissent communiquer entre eux. La crainte, en effet, est que chacun parte de son côté. «Il serait regrettable que nous développions 26 solutions, conclut Adrien Bron. Il faudrait alors payer vingt-six fois des systèmes similaires et en plus développer des liaisons entre eux.»

Les règles fédérales prévoient que les hôpitaux auront trois ans pour s’adapter et proposer une informatisation des données. Les EMS et les maisons de naissances disposeront de deux années supplémentaires. Quant aux médecins, ils ne seront pas soumis à cette obligation. (TDG)

Créé: 22.03.2017, 21h25

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