Une femme pourrait présider le PLR, une première

Politique suissePetra Gössi vise la tête du parti. L'archifavori Christian Wasserfallen jette l'éponge.

Petra Gössi (SZ) est candidate à la présidence du PLR. Christian Wasserfallen (BE), tout à g., ne lui fera pas concurrence.

Petra Gössi (SZ) est candidate à la présidence du PLR. Christian Wasserfallen (BE), tout à g., ne lui fera pas concurrence. Image: Keystone

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Les cartes sont rebrassées au Parti libéral-radical suisse. La conseillère nationale Petra Gössi a annoncé samedi qu’elle vise la présidence du PLR, fonction que Philipp Müller quittera le 16 avril. La Schwytzoise est en voyage professionnel aux Etats-Unis. Elle a pris de court le favori Christian Wasserfallen en communiquant sa volonté laconiquement, par voie électronique.

Longue hésitation

Pourtant, le 15 décembre dernier, quelques heures après la démission de Philipp Müller, nous avions joint la jeune députée de 39 ans pour l’interroger sur ses ambitions présidentielles. En allemand (elle ne parle pas français, mais maîtrise l’italien), elle nous disait alors en riant: «Je ne souhaite pas devenir politicienne professionnelle pour le moment. Je suis présidente du PLR Schwytz et je me rends compte déjà à quel point la charge est lourde.»

Depuis, de l’eau a donc coulé sous les ponts. Et il y a, dans le biotope libéral-radical, des signes qui ne trompent pas. Le portrait laudatif de Petra Gössi publié vendredi par la NZZ, journal dit proche du parti, aura réveillé ceux qui ne croyaient pas à une candidature de cette adepte de l’orthodoxie financière, membre du comité de l’Union suisse des arts et métiers.

Seule en course

De quoi forcer dimanche son collègue Christian Wasserfallen à sortir du bois. Le Bernois, archifavori à la succession de Philipp Müller, renonce à être candidat. A 34 ans, ce conseiller national en vue donne cinq raisons circonstanciées à une décision «mûrement réfléchie». Il évoque notamment ces «autres voies politiques qui pourraient devenir bientôt mûres». Il est en effet vu comme un papable de choix pour remplacer le conseiller d’Etat bernois Hans-Jürg Käser. Mais l’élection ayant lieu en 2018, il lui est impossible de concilier une telle ambition cantonale avec la présidence du parti.

Enfin, avec la franchise dont il est coutumier, Christian Wasserfallen écrit qu’il lui est difficile de «changer de cheval, après ma candidature à la présidence du groupe parlementaire l’automne dernier, dont l’issue était clairement négative pour moi». Ecarté au profit du Tessinois Ignazio Cassis, Christian Wasserfallen n’a pas envie de revivre un tel échec à la présidence. Il a préféré clarifier la situation avant de s’envoler pour l’Erythrée demain, où il rejoindra un groupe d’élus.

Le retour du beau sexe

Petra Gössi a ainsi posé un pied à la présidence du PLR. Juriste à 60% pour une grande entreprise de conseils, fiscaux notamment, extrêmement réservée sur sa vie privée, elle a de fortes chances de devenir la première femme à accéder à la tête du PLR. Le Parti radical avait eu la Vaudoise Christiane Langenberger pour le guider de 2002 à 2004. Mais depuis le mariage entre libéraux et radicaux, le beau sexe est resté en marge de la fonction suprême.

Créé: 08.02.2016, 08h04

Les Vert’libéraux en assemblée… sans leur président

Le PLR se cherche un président, le PDC aussi, l’UDC aura bientôt un nouveau chef de file. Les Vert’libéraux ont, eux, certes un président, mais il déserte les réunions du parti. Martin Bäumle a manqué l’assemblée des délégués, samedi, à Frauenfeld (TG). Le conseiller national zurichois était en vacances. Il s’est ainsi attiré des railleries dans la presse dominicale dimanche. La «NZZ am Sonntag» s’estimait soulagée de ne pas avoir couvert l’assemblée Vert’libérale, sachant que même le président s’était permis de la manquer.

En l’absence de Martin Bäumle, le Genevois Laurent Seydoux, vice-président, a officié en terres thurgoviennes.

Les délégués ont notamment pris position sur trois des cinq objets fédéraux soumis au vote le 5 juin prochain. Ils ont rejeté l’initiative populaire «En faveur du service public» et l’initiative «Pour un financement équitable des transports». Ils ont en revanche soutenu la modification de la loi sur la procréation médicalement assistée.

Lors de leur réunion, les Vert’libéraux ont aussi abordé l’amélioration de la compétitivité suisse, en utilisant mieux le potentiel de main-d’œuvre nationale, en particulier celui des femmes. Ils exigent une offre de structures d’accueil pour les enfants sur l’ensemble du territoire qui soit financièrement supportable, un congé parental, un salaire égal pour un travail égal et le même âge de retraite pour les hommes et les femmes.

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