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Opération CondorLa femme d'Alexei Jaccard fait appel d'un jugement

Alexei Jaccard, étudiant helvético-chilien, avait été enlevé en 1977 en Argentine et emprisonné au Chili avant de disparaître. Son épouse réclame justice.

Le corps d'Alexei Jaccard n'a jamais été retrouvé. Il a été arrêté, torturé dans une prison secrète au Chili pour ses liens avec le parti communiste.
Le corps d'Alexei Jaccard n'a jamais été retrouvé. Il a été arrêté, torturé dans une prison secrète au Chili pour ses liens avec le parti communiste.
archives, Keystone

L'affaire Alexei Jaccard refait parler d'elle. L'épouse du ressortissant helvético-chilien, qui n'avait plus donné de nouvelles après s'être rendu en Argentine en 1977, n'est pas entièrement satisfaite du jugement rendu par la justice chilienne à l'encontre de onze hommes condamnés pour leur rôle dans la disparition de son mari.

«J'estime que certaines peines sont trop légères et sur le plan civil, je demande des réparations symboliques», a indiqué la femme d'Alexei Jaccard dans une interview au Courrier, vendredi. Les accusés, tous anciens agents de la police politique d'Augusto Pinochet, ont écopé fin septembre de peines allant jusqu'à 17 ans de prison.

«La sentence est extrêmement tardive», a souligné Mme Jaccard. Elle regrette aussi de ne toujours pas savoir ce qui est advenu du corps de son mari. Alexei Jaccard a été arrêté en compagnie d'autres personnes, qui appartenaient comme lui au parti communiste chilien ou en étaient proches.

Prison secrète

Le double national a disparu au cours de l'Opération Condor, un plan commun mis au point par les dictatures militaires d'Amérique du Sud de l'époque pour se débarrasser d'opposants politiques. Les agents pouvaient passer d'un pays à l'autre pour tuer dans l’œuf la constitution de base arrière d'opposants à l'étranger.

Alexei Jaccard a été enlevé à Buenos Aires, puis emmené par ses ravisseurs dans une prison secrète chilienne, qualifiée de «centre d'extermination» par sa femme. «Aucun détenu n'en a réchappé, ce qui explique qu'on a attendu tant d'années avant d'en connaître l'existence», a-t-elle déclaré au Courrier.

En 1998, la justice genevoise, sous la houlette du procureur général Bernard Bertossa, avait ouvert une enquête contre le général Pinochet au sujet de la disparition d'Alexei Jaccard. Le juge d'instruction chargé du dossier avait demandé l'arrestation provisoire et l'extradition vers la Suisse de l'ancien dictateur.

(ats)

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