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SuisseFedpol ordonne l'expulsion de deux mafieux italiens

Deux hommes ont reçu l'an dernier un ordre d'expulsion de la part de l'Office fédéral de la police à cause de leur appartenance présumée à la mafia italienne.

Les bureaux de l'Office fédéral de la police (Fedpol) à Berne.
Les bureaux de l'Office fédéral de la police (Fedpol) à Berne.
Keystone

L'Office fédéral de la police (Fedpol) a ordonné l'an dernier l'expulsion de quatre hommes de Suisse dans le but de garantir la sécurité intérieure et extérieure du pays. Deux l'ont été en raison de leur appartenance présumée à la mafia italienne, une première.

Les deux autres sont expulsés pour des soupçons de terrorisme. Un recours est encore possible au Tribunal administratif fédéral (TAF), a indiqué à Keystone-ATS Anne-Florence Débois, porte-parole de Fedpol, confirmant des informations de la NZZ am Sonntag.

La lutte contre la mafia italienne est un sujet récurrent qui va encore nous occuper en 2020, a ajouté la porte-parole. A la mi-novembre, le Conseil fédéral avait indiqué que cet axe serait un des piliers de la stratégie de lutte contre la criminalité des quatre prochaines années.

Quinze interdictions d'entrée

Outre les expulsions, Fedpol a également prononcé ces derniers mois quinze interdictions d'entrée contre des personnes condamnées pour appartenance à la mafia en Italie.

La mafia italienne, et en particulier la Ndrangheta calabraise, est bien présente en Suisse. En 2016, une cellule avait été démantelée à Frauenfeld. Quinze ressortissants italiens domiciliés en Suisse avaient été arrêtés, dont douze dans le canton de Thurgovie, deux en Valais et un à Zurich. Ces individus étaient actifs dans le trafic de drogue et d'armes.

Renvois pas toujours possibles

Au total, depuis 2016, Fedpol a ordonné l'expulsion de 23 personnes en vertu d'un article de la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration. Ces renvois sont décidés sur la base de soupçons, aucune condamnation préalable n'étant requise, mais ne sont pas toujours possibles.

Ainsi, six de ces 23 personnes, dont cinq Irakiens, sont toujours en Suisse, en vertu du principe que nul ne peut être refoulé sur le territoire d'un Etat dans lequel il risque la torture ou tout autre traitement ou peine cruel et inhumain. Fedpol ne souhaite pas s'exprimer sur ce dernier cas.

ats

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