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Votation du 24 septembreIl faudra moins de signatures à Genève

La modification de la Constitution a été approuvée dimanche par 61,9% des voix. Quant au Théâtre de Carouge, il sera reconstruit.

Abaisser le nombre requis de signature doit faciliter l'accès aux droits démocratiques, selon les partisans du projet.
Abaisser le nombre requis de signature doit faciliter l'accès aux droits démocratiques, selon les partisans du projet.
Archives/photo d'illustration, Keystone

A Genève, il faudra moins de signatures valables pour faire aboutir les initiatives et référendums. Cette modification de la Constitution a été approuvée dimanche par 62,09% des voix. Le taux de participation s'est élevé à 45,94%.

Proposé par l'extrême gauche et le MCG, l'abaissement du nombre de signatures requis vise à faciliter l'accès aux droits démocratiques. Seuls le PLR et le PDC s'opposaient à ce «bradage» des droits populaires. Au nom de la recherche de consensus, le Conseil d'Etat était aussi contre cette modification constitutionnelle soumise au référendum obligatoire. Il a annoncé avoir pris acte du choix des Genevois.

Au niveau cantonal, la proportion de citoyens dont il faudra la signature passera ainsi de 4 à 3% pour une initiative constitutionnelle et de 3 à 2% pour une initiative législative et un référendum facultatif. Pour l'année 2017, le nombre de signatures pour une initiative constitutionnelle passerait de 10'263 à 7697 et de 7697 à 5131 pour une initiative législative et un référendum ordinaire.

La modification touche aussi les communes. Celles de plus de 30'000 électeurs verront la proportion passer de 5% à 4% pour une initiative et un référendum, celles de 5000 à 30'000 électeurs de 10% à 8% et celles de moins de 5000 électeurs de 20% à 16%.

«Rétablissement des droits»

Selon Pierre Vanek, chef de groupe d'Ensemble à Gauche au Grand Conseil, les nouvelles dispositions entreront en vigueur très prochainement. Mais l'ancienne loi s'appliquera aux initiatives et référendums lancés, qui sont encore en cours de récolte de signatures.

«C'est la première réforme significative de la Constitution adoptée en 2012», a relevé le député. L'abaissement du nombre de signatures avait été proposé, en vain, à l'Assemblée constituante. Les nouvelles règles, calculées par rapport au nombre d'électeurs au 31 décembre de l'année précédente, étaient entrées en vigueur en juin 2013.

Depuis, la moitié des initiatives cantonales ont échoué soit parce qu'elles n'ont pas été déposées soit parce qu'elles n'ont pas abouti. Le résultat de dimanche constitue donc «un rétablissement des droits des citoyens. Il y aura désormais davantage d'initiatives venant de milieux divers», estime M. Vanek, qui rappelle que les exigences restent plus élevées à Genève qu'à Zurich et Bâle-Ville.

Le Théâtre de Carouge sera reconstruit

Le projet de destruction-reconstruction du Théâtre de Carouge-Atelier de Genève va voir le jour. Les Carougeois ont accepté par 65,92% des voix le crédit communal de 24 millions de francs qui lui est destiné. Le taux de participation s'est élevé à 42,36%.

Jugeant le projet culturel «mégalomane», le MCG avait lancé un référendum contre ce crédit. D'un coût total de 54 millions, le nouveau théâtre sera aussi financé par une fondation privée (13 millions), le canton (10 millions) et l'Association des communes genevoises (7 millions). Il permettra de regrouper sous un seul toit la scène, les ateliers et la salle de répétition.

Le Théâtre de Carouge a été fondé en 1958 par François Simon et Philippe Mentha. Inaugurée en 1972, la salle actuelle n'est plus aux normes et cumule les problèmes techniques. Sa destruction et reconstruction sera moins coûteuse qu'une rénovation, selon les partisans de cette solution. Le projet d'un bureau d'architectes lausannois a été sélectionné à l?unanimité du jury en 2012.

«Un plébiscite»

Les travaux commenceront en février prochain, a indiqué dimanche Nicolas Walder, conseiller administratif de la Ville de Carouge et président des Verts genevois. «Deux tiers de soutien à un projet culturel, c'est un plébiscite, car certains partis et personnes pensent qu'on peut vivre sans culture», a-t-il relevé, saluant l'investissement des partis et du théâtre dans la campagne de votation.

Le MCG Carouge regrette, lui, la faible participation à ce scrutin. «Une minorité s'est exprimée en faveur d'un projet mammouth, extrêmement cher et disproportionné par rapport aux besoins de la commune», a commenté le député Sandro Pistis. Il se dit toutefois satisfait d'avoir convaincu près de 35% des électeurs: «Nous étions seuls contre tous.»

ats

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