Le tireur va pouvoir être interrogé

Fusillade en ValaisL'homme qui a tué par balles trois femmes mercredi soir dans le petit village de Daillon et qui a lui-même été blessé au thorax a pu être extubé. Sa vie n'étant plus en danger, il va pouvoir être interrogé.

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Une des victimes de la fusillade qui a fait trois morts et deux blessés est sortie du coma, mais se trouve toujours en soins intensifs, ont annoncé jeudi soir les services de police.

Ce père de famille, âgé de 33 ans, a été blessé au bassin. Il n'a plus besoin d'assistance respiratoire. Toutefois son pronostic vital reste pour l'instant engagé, précise la police cantonale valaisanne dans un communiqué.

Une autre victime, âgée de 63 ans, est dans un état stationnaire après avoir été opérée de l'épaule.

Le tireur, blessé au thorax, a été extubé cet après-midi, et sa vie n'est plus en danger. Il sera interrogé par le Procureur du Valais central.

Antécédents psychiatriques

Mercredi soir, cet homme de 33 ans avec des antécédents psychiatriques a abattu trois femmes et blessé deux hommes à Daillon (VS), provoquant la stupeur dans ce hameau de 400 habitants où tout le monde se connaît. Les forces de l'ordre valaisannes ont été alertées par téléphone vers 20h50.

Patrouilles et Unités spéciales de la police cantonale sont immédiatement intervenues sur place et ont neutralisé l'auteur présumé de la tuerie. Trois personnes sont décédées sur les lieux, et deux autres, blessées, ont été hospitalisées, a précisé dans la nuit un communiqué de la police cantonale valaisanne.

Durant l'intervention, le tireur présumé a menacé la police, qui a fait feu sur lui avant d'aller au contact pour le maîtriser. L'auteur des tirs a été sérieusement blessé au thorax par la police.

Aucun des policiers blessé

Aucun des policiers n'a été blessé dans l'intervention. Le secteur où les faits se sont déroulés a été interdit d'accès.

Le tireur est un habitant de Daillon. Il aurait consommé de l’alcool en début de soirée mercredi selon la propriétaire du restaurant local, «La Channe d’or». Mais les autorités n’ont pas confirmé qu'il ait été en état d’ébriété lors de la fusillade.

A la suite de la conférence de presse de la police cantonale valaisanne, tenue jeudi matin à Daillon, les circonstances du drames se sont précisées

Le tireur se serait servi d'au moins deux armes, un mousqueton de l’armée suisse qui n’est plus en dotation depuis des années, et un fusil à grenaille, utilisé généralement pour la chasse. L'usage d'autres armes est probable, selon les premiers éléments de l'enquête.

Selon les registres, aucune arme n'est enregistrée au nom de l'auteur présumé de la tuerie, «l'enquête devra donc déterminer l'origine de ces armes et des munitions utilisées», précise sur son site Le Nouvelliste.

Lien de parenté

Le tueur présumé aurait un lien de parenté éloigné avec certaines de ses victimes. Celles-ci sont des femmes. Elles ont toutes été mortellement touchées par au moins deux balles, à la tête et au thorax. Ses victimes, une Vaudoise de 54 ans et deux Valaisannes, âgées de 32 et 79 ans, habitaient à Daillon. Elles ont été retrouvés sans vie par les secours, dans la rue et dans des maisons voisines.

Les deux blessés sont des hommes, âgés de 33 et 63 ans. Le premier a été touché au bassin, le deuxième à l'épaule.

Les victimes les plus jeunes, la femme de 32 ans et l’homme de 33 ans, étaient en couple et ont des enfants en bas âge. L’homme, grièvement blessé au bassin, a été placé aux soins intensifs. Selon la procureure Catherine Seppey, le tireur connaissait toutes ses victimes.

Des psychologues ont été mis à disposition des familles et des témoins de la fusillade, a annoncé la police cantonale valaisanne dans un nouveau communiqué jeudi matin.

Vingt coups de feu

En tout, le forcené a tiré vingt coups de feu, en commençant son carnage vers 20h30, directement depuis son appartement. Il se serait ensuite déplacé dans une ruelle du village, en visant les fenêtres des habitations voisines. Il tirait encore lorsque la police est arrivée vers 21h15, selon la RTS.

Les témoignages recueillis par plusieurs médias indiquent que de nombreuses personnes du village se sont claquemurées dans les établissements publics où ils buvaient un verre au moment de la fusillade.

L'auteur présumé de la tuerie est originaire de la commune de Conthey et réside à Daillon. Il vit sous tutelle, est actuellement sans emploi et bénéficie d'une rente AI.

Il avait séjourné en 2005 dans un établissement psychiatrique sur l'intervention de sa famille, du corps médical et de la police. A cette occasion, on lui avait retiré et détruit ses armes, a indiqué jeudi le Ministère public lors d’une conférence de presse.

L'homme était connu des services de police de la région, notamment pour sa consommation de marijuana. Il n'avait toutefois jamais proféré de menaces, selon les information du Nouvelliste.

Malgré ces premiers éléments, les motivations du tireur et les circonstances exactes du drame sont encore peu claires. La procureure du Valais central s'est rendue sur les lieux, et une instruction judiciaire est ouverte. La police scientifique était encore à l’oeuvre jeudi matin, dans le hameau perché à 1000 mètres d’altitude et entouré de vignes.

Outre l’enquête sur la tuerie proprement dite, une enquête a été ouverte sur l’intervention policière. La procédure est normale dans les cas où les forces de l’ordre font usage de leurs armes.

Village sous le choc

Jeudi matin, les rues étaient désertes et une partie du village de 400 âmes était encore interdit d’accès par la police. Sur la commune de Conthey, qui compte dix villages, nombre des 7000 habitants ont des amis ou des parents à Daillon, explique le président de la commune Christophe Germanier.

Lui-même est proche de l’une des victimes, confie-t-il. Mais toute la population est ébranlée. «Conthey est en deuil, que dire sinon que les mots n’ont que peu de sens» ajoute un président particulièrement touché et ému par un acte qu’il ne parvient pas à comprendre. (sp/ats/afp/nxp)

Créé: 04.01.2013, 07h26

Les armes en Suisse

Drames passés. Plusieurs drames (voir article en lien) provoqués par des armes à feu ont eu lieu ces dernières années en Suisse.

En 2001, un tireur fou a pénétré dans le Parlement cantonal de Zoug, faisant 14 morts. Une ancienne championne de ski, Corinne Rey-Bellet a été abattue en 2006 par son mari tuant également son frère.

Enfin en 2009, un soldat a tué une adolescente à un arrêt de bus avec son fusil d’assaut.

Initiative du GssA. L'initiative «Pour la protection face à la violences des armes» a échoué à la majorité des cantons en février 2011. Elle exigeait que les armes de service soient déposées à l’arsenal, et souhaitait la création d'un registre central des armes à feu.

L'initiative lancée notamment par le Groupement pour une Suisse sans armée (GssA) voulait aussi interdire aux anciens soldats la possibilité de garder chez eux leur fusil ou leur arme de service. (sp/afp)

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