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Prison à vie pour les tireurs de Frasses

Les deux hommes soupçonnés d'avoir abattu un père de famille kosovar en 2013 ont été condamnés vendredi par la Cour criminelle de la Broye.

C'est à c'est endroit que l'homme de 36 ans avait été abattué.
C'est à c'est endroit que l'homme de 36 ans avait été abattué.
Keystone

La justice fribourgeoise a condamné vendredi deux hommes de 32 et 33 ans à la prison à vie pour assassinat. En mai 2013, à Frasses (FR), ils ont exécuté un jeune père devant ses enfants sur fond de guerre de clans kosovars.

La peine, assortie de 220'000 francs d'indemnités pour tort moral, correspond aux réquisitions du procureur général fribourgeois Fabien Gasser. Le procès, relevant du tribunal pénal de la Broye, s'est déroulé au tribunal de la Glâne à Romont (FR) sous haute surveillance policière.

Aucune circonstance atténuante

Les juges ont souligné la «lâcheté» de l'«acte sordide» commis par les deux hommes. Ces derniers n'ont pu être mis au bénéfice d'aucune circonstance atténuante.

Le crime commis consistait en une vengeance dans le cadre d'un long conflit sanglant entre des familles suspectées de trafic de stupéfiants, qui a fait de nombreuses victimes, dont plusieurs enfants. L'un des deux condamnés, proche de l'une des familles, a perdu son frère en 2003 dans le cadre de ce conflit.

Guet-apens

La victime, un Italien d'origine kosovare de 36 ans, faisait partie du camp adverse. Il a été tué devant sa fiancée et leurs deux enfants d'à peine six mois et deux ans, ainsi que ses deux enfants de six et huit ans nés d'un premier mariage.

Le 11 mai 2013 vers minuit, il rentrait en voiture avec sa famille après avoir passé la soirée chez sa soeur. Alors qu'il se parquait, deux hommes ont surgi et lui ont tiré dessus. Atteint par une quinzaine de balles, il est mort sur place.

Faisceau d'indices

Les deux assassins ont nié toute implication dans le drame. Ils ont été condamnés sur la base d'un faisceau d'indices, dont plusieurs traces d'ADN et des téléphones inactifs, donc non localisables, le soir du crime.

La victime n'allait que rarement au Kosovo pour voir sa mère, craignant de s'y faire tuer. Quelques jours avant le crime, une menace de mort avait été inscrite sur le capot de sa voiture d'entreprise. Sa compagne a expliqué avoir perdu le sommeil depuis le crime et vivre dans la peur.

ATS

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