Jugé coupable, Jean-Marie Bornet pourrait se rebiffer

JusticeL'ancien porte-parole de la police valaisanne a été condamné pour infraction à la loi sur les armes. Ecœuré, il songe à faire recours.

Jean-Marie Bornet, fondateur du Rassemblement Citoyen Valais, a été licencié de la police cantonale peu après les élections de mars dernier.

Jean-Marie Bornet, fondateur du Rassemblement Citoyen Valais, a été licencié de la police cantonale peu après les élections de mars dernier. Image: /Keystone

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«C'est fatigant», lâche Jean-Marie Bornet. L'ancien chef de l'information de la police valaisanne, candidat malheureux au Conseil d'Etat il y a six mois, peine à comprendre sa condamnation. Le Tribunal des districts d'Hérens et Conthey l'a reconnu coupable d'infraction à la loi fédérale sur les armes pour avoir confié l'un des ses pistolets à son fils, alors que ce dernier n'avait pas de permis d'acquisition.

Jean-Marie Bornet, 51 ans, écope d'une peine pécuniaire de 7 jours-amende à 115 francs par jour, avec sursis durant deux ans. La sanction prononcée par ordonnance pénale - 20 jours-amende avec sursis et une amende de 800 francs fixés - a été atténuée. Tout en admettant que le policier ignorait l'illégalité d'un tel prêt, les juges estiment qu'il aurait pu et dû s'en informer au préalable. Ils parlent ainsi d'une «erreur évitable».

«J'en ai marre»

Aux yeux de l'intéressé, le tribunal aurait dû, au maximum, retenir une négligence de sa part et lui infliger une contravention. Lors du procès, tenu à Sion le 6 septembre, son avocate avait plaidé l'acquittement. «Ce que Jean-Marie Bornet a fait tout au plus, c'est omettre de transmettre une copie du permis d'acquisition que son fils aurait dû posséder.» Une argumentation qui avait fini par convaincre le procureur. «C'est exceptionnel de constater pareil revirement, souligne l'ancien porte-parole. Mais au bout du compte, on me condamne quand même. J'hallucine.»

Le quinquagénaire dispose de vingt jours pour recourir contre ce jugement. Il y songe. «J'en ai marre de jouer les rats de laboratoire pour la justice», soupire-t-il, en rappelant qu'il a déjà été accusé - et blanchi - dans deux autres affaires récentes.

Engagement politique

Au plan professionnel, Jean-Marie Bornet se dit «en phase de transition». Il conteste toujours avec fermeté son licenciement de la police valaisanne, prononcé peu après les élections cantonales du mois de mars. Le Conseil d'Etat s'y était résolu en raison de propos jugés excessifs tenus par le candidat Bornet durant la campagne. L'homme a saisi la justice et demandé au gouvernement sorti des urnes de reconsidérer cette décision.

Et son engagement p0litique? «Il bat son plein», lance le fondateur et coprésident du Rassemblement Citoyen Valais. La jeune formation indépendante, créée l'an dernier, tente de faire entendre sa voix dans le canton. Elle a ainsi martelé ce lundi, par voie de communiqué, son opposition à la candidature de Sion à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2026.

Créé: 11.09.2017, 17h38

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