A Estavayer, sur les pavés, la neige

FestivalPour la première édition de l'Esta Snow Fest, la cité médiévale s'est muée le temps du week-end en station de ski. Reportage.

Image: Christian Merz/Keystone

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Frénésie au départ de la piste rouge. Des grappes d'enfants impatients attendent le feu vert pour entamer à ski, snowboard, bob ou assiette luge une descente de 412 mètres dans la Grand-Rue d'Estavayer-le-Lac. L'ambiance n'est pas plus calme au point info, où Nicolas Baechler s'agite dans tous les sens, crevé mais heureux. «Il fait beau, il y a du monde, je ne pouvais pas rêver mieux», confie l'organisateur du premier Esta Snow Fest. Soit la transformation durant trois jours de la cité médiévale d'Estavayer-le-Lac en station de ski. Une station qui palpite, avec des bars, des concerts, une patinoires, deux pistes de ski et un snowpark. Tout ceci avec quelque 400m3 de neige importée de la Chaux-de-Fonds.

Combinaison vert fluo certifiée années 80, Rodolphe a troqué pour l'occasion son monoski contre deux mini lattes.«J'ai récupéré des vieux skis à la décharge et je les ai découpés, histoire de tester un nouveau truc». Ils sont plusieurs dans les rues de la cité à avoir ressorti les combis qui piquent les yeux. Président de la communauté régionale de la Broye, Pierre-André Arm a endossé la sienne. Sans oublier le bonnet de la manifestation, reprise du célèbre couvre-chef Credit Suisse des années 80. Ses lattes de bois par contre datent des années 50. «C'est les skis de mon père, je viens de faire une descente avec et ils fonctionnent toujours.»

Des pistes à côté de chez soi

Alors que les adultes font les gamins sur la piste rouge, en haut de la piste verte, située aux abords de la collégiale Saint-Laurent, les gosses sont très concentrés. Partenaire de la manifestation, l'Ecole de ski des Diablerets coache gratuitement les enfants.«Nous sommes six par jour à nous relayer pour offrir des initiations au ski. Nos cours ont bien marché. C'est vraiment bien qu'ils aient osé faire cette manifestation, ça change et ça donne une opportunité aux gens qui n'ont pas l'habitude d'aller skier», note Claude-Alain Schenk. Les stands proposant des skis à l'emprunt affirment d'ailleurs avoir eu beaucoup de demandes. Mais même les habitués des stations du Jura ou des Alpes ont fait le déplacement. Casques et Goggles, Killian et Axel, âgés de 14 ans, sont prêts à rider. «D'habitude on doit faire des heures de voiture, là on est venu à pieds, c'est sympa.» Âgée de six ans, Mathilda est allée skier le matin même à la Berra. Elle enchaîne maintenant les descentes dans la vieille ville accompagnée de son papa, en snowboard. Elle avoue timidement que la neige est moins bonne, mais ça ne l'arrête pas.

Les participants ne se sont pas formalisés de la neige de printemps. Et pas de soucis de glisse, puisque côté snowpark, un câble de téléski nautique a tracté les riders sur les sauts. Avec plus ou moins d'intensité selon le niveau, ce qui a permis aux skieurs et snowboardeurs confirmés de bien décoller. Côté pistes c'est le p'tit train qui a fait office de remonte-pentes, les wagons remplis de skis. Combien d'amateurs de glisse a réuni la station éphémère d'Estavayer? Samedi, Nicolas Baechler ne disposait pas encore de chiffres de fréquentation, mais rêvait d'accueillir 3000 personnes par jour. (TDG)

Créé: 13.01.2018, 21h03

(Gauche à droite) Axel Blaechle et Killian Gharbi (Image: L.D.)

Franck Annen et Rodolphe Lheriteau (Image: L.D.)

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