EPFL: l'UDC veut un quota d'étudiants étrangers

Canton de VaudUn député vaudois a déposé une interpellation dans laquelle il s'inquiète du nombre d'étudiants étrangers à l'EPFL. Il propose de limiter les inscriptions.

Plus de 10'000 étudiants suivent aujourd'hui des cours à l'EPFL, dont 40% d'étrangers.

Plus de 10'000 étudiants suivent aujourd'hui des cours à l'EPFL, dont 40% d'étrangers. Image: Keystone

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L'EPFL est-elle victime de son succès? C'est en tout cas ce que pense le député vaudois UDC Thierry Dubois. Il a déposé en ce sens une interpellation pour s'inquiéter de la surpopulation des étudiants au sein de l'école polytechnique, «une surpopulation digne de nos prisons», estime-t-il. Son parti a adressé son texte mardi au Conseil d'Etat.

Thierry Dubois pointe le nombre d'étrangers à l'EPFL. Plus de 10'000 étudiants y suivent aujourd'hui des cours. Plus de 40% d'entre eux proviennent de l'étranger, souligne-t-il, en précisant que 116 nationalités sont représentées sur le campus lausannois. «Une diversité et une richesse qui malheureusement ne permettent plus d'offrir de bonnes conditions d'étude», regrette-t-il dans son texte.

«Pour certains cours, les auditoires sont bondés, au point que certains élèves les suivent assis par terre. Même la bibliothèque est trop petite pour accueillir les élèves en période de révision. Cette situation n'est plus supportable», écrit-il.

Des quotas?

Du coup, Thierry Dubois lance l'idée d'introduire des quotas d'étrangers. «Cette pratique est répandue dans d'autre pays européens. En Belgique par exemple seul 15% d'étrangers peuvent s'inscrire pour effectuer des études vétérinaires et les étudiants étrangers sont choisis par tirage au sort afin de ne pas sélectionner une élite», explique-t-il dans son interpellation. Son texte a pour but de clarifier la situation et de connaître la position du Conseil d'Etat, se défend-t-il.

Interrogé sur les ondes de la RTS, le vice-président de l'EPFL, Pierre Vandergheynst, rejette l'idée de quotas. L'institution veille à ce que les auditoires ne débordent pas, affirme-t-il. Pour lui, la solution ne serait pas de limiter les inscriptions, mais au contraire d'engager davantage de professeurs pour doubler ou tripler des classes où il y a 500 étudiants qui veulent s'inscrire.

(nxp)

Créé: 03.10.2018, 09h10

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