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«Les enseignants subissent une très grosse pression»

Selon une étude sur la santé des enseignants romands, un instituteur sur deux à l’impression de devoir «tenir le coup». Le syndicat romand (SER) tire la sonnette d’alarme

Monika Maire-Hefti, Conseillère d’Etat neuchâteloise en charge de l’Education (PS)
Monika Maire-Hefti, Conseillère d’Etat neuchâteloise en charge de l’Education (PS)
Patrick Martin

La santé des profs se dégrade et met en péril la qualité de leur travail. En cause notamment, des tâches annexes qui s’accumulent. Le SER appelle à une réflexion au niveau cantonal. Explications de Monika Maire-Hefti, présidente de la Conférence intercantonale de l’instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP).

Les 40% des enseignants en situation de burn-out… Le chiffre est effrayant!

Et pourtant il ne m’étonne pas. C’est un constat que l’on doit malheureusement faire aujourd’hui. Les enseignants subissent de grosses pressions. L’attente des parents a considérablement augmenté et cette situation nous interpelle. Ce qui est intéressant dans cette étude, c’est sa dimension intercantonale et sa représentativité. Plus de 5000 enseignants de toute la Suisse romande ont participé à l’étude, ce qui représente une participation de 55%.

Comment y répondez-vous concrètement?

Dans le canton de Neuchâtel, nous avons mis en place un groupe de réflexion qui rassemble notamment les syndicats et les directions. Ensemble nous essayons de proposer un catalogue de mesures pour éviter la surcharge. Nous travaillons, entre autres, sur la surcharge administrative. Des cours de formation pour la gestion des courriels sont par exemple proposés. La prise en compte de l’augmentation de la charge horaire et l’intégration des enfants avec des besoins particuliers et aussi au centre de la réflexion.

Ce que demande le SER, c’est la mise en place d’une commission paritaire pour mener une réflexion globale. Est-ce réaliste?

Nous sommes prêts à mener une réflexion commune, en particulier dans le domaine de la prévention. Notamment, lors du cursus initial des futurs enseignants. C’est particulièrement adapté à ce niveau car les instituts de formation sont souvent intercantonaux et cela nous permettrait d’agir en amont. Ensuite, il faut bien comprendre que chaque Canton, voire Commune a sa manière de faire et que c’est eux les employeurs. Donc nous pouvons faciliter les échanges de bonnes pratiques, mais nous ne pouvons pas les imposer.

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