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Employés stressés? Les patrons ne s'en soucient guère

La Suisse est un mauvais élève européen en matière d'attention portée à la santé au travail. Les explications d'une médecin spécialiste.

La Suisse est l'un des pays européens qui évalue le moins régulièrement les risques physiques ou psychosociaux liés au travail. «Honteux», commente la professeure Danuser.
La Suisse est l'un des pays européens qui évalue le moins régulièrement les risques physiques ou psychosociaux liés au travail. «Honteux», commente la professeure Danuser.
Corbis

«C’est honteux.» Spécialiste de la médecine du travail à l’Institut universitaire romand de santé au travail (IST), basé à Lausanne, la professeure Brigitta Danuser connaît le désintérêt des patrons suisses pour ces questions. Et les résultats de la seconde enquête de l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (ESENER-2), publiés fin mars, montrent que la riche Helvétie n’a pas rattrapé son retard. Elle pointe à la 34e place, sur 36 pays sondés, en matière d’évaluation régulière des risques physiques et psychologiques. «Il y a une vraie négligence, regrette la professeure Danuser. Presque tous les pays européens, même avec des taux de chômage plus élevés, font un effort plus important.»

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