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La valse-hésitation du candidat Heinz Brand

Le Grison a proposé mercredi soir d'être le 4e candidat UDC officiel au Conseil fédéral. Avant de se revenir en arrière. La presse décortique sa décision.

Heinz Brand sera-t-il élu conseiller fédéral le 9 décembre? Et si oui, va-t-il accepter son élection? Réponse le 9 décembre.
Heinz Brand sera-t-il élu conseiller fédéral le 9 décembre? Et si oui, va-t-il accepter son élection? Réponse le 9 décembre.
Keystone

Grand favori à la course au Conseil fédéral, le Grison Heinz Brand n'avait pas été retenu le 20 novembre par l'UDC dans son ticket officiel en vue de la course au Conseil fédéral. L'homme s'est rappelé mercredi soir au bon souvenir de ses pairs en proposant dans l'émission «Rundschau» de la télévision alémanique que le parti revienne sur sa proposition d'un ticket à trois candidats pour en proposer quatre, dont lui, le 9 décembre.

Avant de se rétracter peu après dans la NZZpuis dans l'émission Forum de la RTS. «Pour moi, la question du Conseil fédéral est réglée». a-t-il déclaré en expliquant que l'émission avait été enregistrée la semaine dernière, avant une séance de groupe mardi. «Je n’accepterais une élection que si le parti donnait son assentiment. Or cela ne serait vraisemblablement pas le cas», note Heinz Brand, rapporte La Liberté.

Brand a très envie du Conseil fédéral

Pour le Tages-Anzeiger qui a ébruité avant tout le monde la teneur de l'émission Rundschau, il s'agit quand même d'un signal qu'envoie le Grison pour dire qu'il a toujours très envie de devenir conseiller fédéral. Et le quotidien rappelle que Heinz Brand est en campagne: il ne rate en effet pas une discussion, pas une interview depuis le début de la session. Il faut dire que la Basler Zeitung était persuadée mercredi qu'il était au coeur d'un plan secret ourdi par le PS pour le faire élire en lieu et place des 3 candidats officiels que sont Thomas Aeschi, Norman Gobbi et le Vaudois Guy Parmelin.

Mais cette candidature sauvage suivi de cette volte-face du Grison n'a pas l'heur de plaire au chef du groupe UDC à Berne, Adrian Amstutz. Celui-ci rappelle clairement Heinz Brand à l'ordre dans le Blick: «S'il est élu, il sera exclu du parti», point barre, déclare-t-il catégoriquement en regrettant: «Je ne peux pas croire qu'il ait brisé sa promesse vis-à-vis de ses collègues de parti.»

Cela dit, Adrian Amstutz, estime que l'UDC risque fort de devroir faire face à une candidature sauvage et admet que le Parlement a le droit d'élire qui il veut, clause d'exclusion ou pas. Mais nous ne pouvons accepter l'élection que de l'un de nos trois candidats. Nous présentons un ticket équilibré, issu d'un long et intense processus transparent, rappelle-t-il.

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